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Au Musée de Boulaq, la passion du cheval

Doaa Elhami , Lundi, 07 février 2022

Le Musée des calèches royales à Boulaq organise jusqu’au 23 février une exposition de matériel équestre remontant à l’époque alide.

Petite charrette r serv e   la formation du prince Farouq. (Photo : Doaa Elhami)
Petite charrette r serv e la formation du prince Farouq. (Photo : Doaa Elhami)

Les souverains de la famille alide (1805-1952), notamment le khédive Ismaïl, prêtaient une grande importance aux chevaux, aux calèches et à leur personnel. Ils s’intéressaient aux moindres détails en ce qui a trait à la protection des chevaux et leur ornement. C’est le sujet de l’exposition temporaire « Acquis rares » organisée par le Musée des calèches royales dans le quartier de Boulaq. Composée d’environ 20 pièces inédites, cette exposition a été ouverte le 23 janvier. Elle prendra fin le 23 février. Elle met en avant les accessoires des chevaux comme les bandeaux aux fleurs et les tapis de selle.

 

Au Musée de Boulaq, la passion du cheval

Le khédive Ismaïl, créateur de l’Organisme des calèches khédiviales.(Photo : Doaa Elhami)
 

Un buste en bronze du khédive Ismaïl (1863-1879) portant son costume officiel, ainsi que divers médaillons et arborant le foulard orne la salle d’exposition. « Ce buste est conservé dans la salle des VIP du musée. C’est la première fois qu’il est présenté au grand public », souligne l’inspectrice Sawsan Awad. Pour elle, c’est le khédive Ismaïl qui a érigé ce bâtiment, consacré aux calèches khédiviales et aux chevaux, et l’avait nommé à l’époque « L’Organisme des calèches khédiviales ». Une petite charrette offerte par la Hongrie au roi Fouad (1917-1936) fait partie des objets exposés. Il s’agit d’une voiture à toit ouvert avec un siège tiré par un ou deux chevaux. Cette charrette était utilisée pour former le prince Farouq à l’équitation. Des ornements utilisés pendant les festivités sont également exposés, à l’exemple de ce châle en cachemire porté par le personnel pendant les occasions privées, ou ces bandeaux à fleurs en cuir qui décoraient les têtes des chevaux pendant les différentes occasions. Des tapis de selle en cuir ou en textile de différents volumes et couleurs sont aussi exposés. D’après Sawsan Awad, ces tapis de selle servaient à protéger la peau des chevaux, surtout pendant les chemins longs.

 

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