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La fête de Khidr Elias pour exaucer les voeux

Jeudi, 12 janvier 2017

Lors de sa dernière réunion, le Comité de sauvegarde du patrimoine culturel immatériel de l’humanité de l’Unesco a décidé d'inclure sur sa liste des traditions égyptiennes et arabes. Tour d'horizon.

La fête de Khidr Elias pour exaucer les voeux

Selon les croyances iraqiennes, le saint Al-Khidr exau­cerait les voeux. Chaque année, il est honoré par les Iraqiens, notamment pendant les trois derniers jours du mois de février. Les pratiques varient selon les diffé­rentes régions du pays. Au nord de l’Iraq, sur une colline dite « sacrée » où se situe son sanctuaire fondé en 1823, des familles en vêtements traditionnels se rassemblent, mangent des plats spécialement préparés pour l’occasion et dansent une danse populaire, la « dabka ». Dans le centre du pays, les croyants se rendent sur la rive du Tigre et y apportent du sucre, du sel, du henné, des pâtis­series et des feuilles de myrte. A la nuit tombée, ils dis­posent ces offrandes sur des planches de bois et allument des bougies avant de les lancer à travers le fleuve, pour demander la réalisation de leurs voeux. Si les bougies s’éteignent avant d’atteindre l’autre rive, les voeux seront exaucés. Dans le sud de l’Iraq, les croyants appor­tent des feuilles de myrte, mais n’allument qu’une seule bougie. Si la bougie s’éteint avant d’atteindre l’autre rive, les pratiquants sont appelés à faire un don aux pauvres un vendredi, afin que leurs voeux soient exau­cés. Cette pratique culturelle, qui renforcerait la cohé­sion sociale, est transmise aux jeunes générations au sein des familles par les membres plus âgés et à l’école.

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