La délégation égyptienne qui a participé à l’ITB Berlin n’était pas restreinte aux professionnels du tourisme. Des membres du Conseil consultatif et des représentants des différents partis égyptiens, notamment ceux islamistes de Liberté et justice et d’Al-Nour en plus d’un représentant du parti libéral néo-Wafd ont également participé au Salon. « Cette délégation composée davantage d’hommes politiques que de professionnels du tourisme a eu pour objectif principal de rassurer tant les touristes que les tour-opérateurs concernant les orientations des partis islamistes sur les libertés accordées aux touristes en Egypte, et ce, surtout après les rumeurs répandues dans les médias continuellement », explique le ministre du Tourisme. Il a précisé que tout le monde en Egypte est conscient de l’importance du tourisme comme secteur crucial de l’économie égyptienne. Ce secteur contribue à l’économie du pays à hauteur de 11,6 % du PNB, et constitue un apport de 19 % du total des entrées en devises étrangères. Tareq Al-Sahri, vice-président du Conseil consultatif, a ajouté que tous les Egyptiens respectent les touristes et que personne ne peut porter atteinte à leurs libertés.
Ce n’est pas la première fois qu’une délégation politique accompagne des professionnels pour la promotion du tourisme à l’étranger. Au cours des deux dernières années, les partis islamistes avaient affiché à plusieurs reprises leur soutien au secteur du tourisme.
Malgré des déclarations radicales de quelques partisans de ces partis sur l’interdiction de l’alcool, le port des bikinis et la démolition du patrimoine pharaonique, les responsables assurent, dès qu’ils en ont eu l’opportunité, que tous les touristes sont les bienvenus en Egypte. « Je remercie tous les touristes qui ont continué à visiter l’Egypte malgré les événements qui s’y déroulent, notamment les touristes allemands. C’est un bon signe de solidarité pour le peuple égyptien qui passe par une période de troubles normale après toute révolution, surtout celles qui visent la transformation démocratique », conclut Al-Sahri.
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