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Egypte-Italie : Des liens culturels si étroits

Nasma Réda (avec agences), Mardi, 22 mars 2016

En Italie, Turin, Pompéi et Naples présentent des expositions sur l'Egypte à partir du mois de mars et pendant plusieurs semaines. Le thème : l'influence de l'art et de la culture de l'Egypte Ancienne sur le patrimoine italien.

Egypte-Italie : Des liens culturels si étroits

« Du Nil à Pompéi, vision de l’Egypte dans le monde romain » est le thème d’une série d’expositions qui couvre aussi bien l’art que la culture de l’Egypte Ancienne et qui se tient dans trois villes italiennes. « C’est une chose extraordinaire de rassembler l’his­toire, la culture et le savoir », a déclaré Evelina Christillin, prési­dente de la Fondation du musée égyptien de Turin, qui est à l’origine de ce projet. C’est ce musée qui a inauguré l’exposition le 5 mars der­nier qui se poursuivra jusqu’au 4 septembre. Neuf pavillons sont consacrés à la propagation de la culture égyptienne dans les civilisa­tions du bassin méditerranéen. « Du Nil à Pompéi met l’accent sur le point de rencontre entre la culture égyptienne et la culture gréco-romaine depuis Alexandre le Grand jusqu’aux sites religieux en Italie, surtout à Pompéi », explique le ministre égyptien des Antiquités, Mamdouh Al-Damati, qui a assisté à la cérémonie d’inauguration à Turin.

330 pièces sont ainsi exposées, dont certaines pour la première fois : des pièces uniques provenant des fouilles de Pompéi, des sphinx, des mobiliers antiques, des poteries, des sculptures des pharaons et d’autres. L’originalité de l’exposition réside dans sa muséologie. « Le Musée égyptien de Turin a exposé de façon originale les chefs-d’oeuvre rassem­blés. Les statues égyptiennes étaient placées côte à côte avec les gréco-romaines. La ressemblance entre les différentes statues montre clairement aux visiteurs l’ampleur de l’in­fluence de la culture égyptienne sur le goût et l’esthétique grecs. Même les explications sont inscrites en ita­lien et en arabe », souligne Khaled Al-Anani, directeur du Musée égyp­tien du Caire, invité à Turin.

Cultes et divinités

Egypte-Italie : Des liens culturels si étroits
L'exposition accueille une foule de visiteurs. (Photo : Musée de Turin)

« Du Nil à Pompéi » raconte à travers les trois expositions la façon dont les anciens Grecs ont observé et « absorbé » les cultes égyptiens et leurs divinités, pendant le règne des Ptolémées. Et surtout, elle démontre comment les cultes égyp­tiens dominaient tout le bassin méditerranéen et l’Italie en particu­lier. « J’étais très surpris à Turin, car pour la première fois, j’ai découvert à quel point les liens his­toriques et commerciaux entre l’Egypte et l’Italie étaient forts. Plus étroits qu’avec n’importe quel autre pays méditerranéen », sou­ligne Al-Anani.

Parallèlement, à Pompéi, une autre exposition se tiendra égale­ment sur l’Egypte du 16 avril jusqu’au 2 novembre. Cette exposi­tion en plein air présentera une collection d’antiquités égypto-grecques. Sept statues à tête de lion représentant la déesse Sekhmet, ainsi que la statue du pharaon Thoutmôsis III assis sur son trône seront là. Isis et Osiris sont égale­ment à l’honneur.

Et pour finir, la dernière étape de l’exposition « Du Nil à Pompéi » se tiendra à Naples. Intitulée « L’Egypte-Naples : Cultes orien­taux en Campanie », elle sera inau­gurée le 28 juin au Musée Archéologique National de Naples (MANN) et se tiendra jusqu’au 8 octobre. La collection de Naples exposera au public plus de 1 200 artefacts qui, en même temps que ceux de Turin, constituent l’une des collections égyptiennes les plus importantes en Italie.

Ces trois expositions viennent non seulement montrer la forte influence de l’An­cienne Egypte sur l’Italie, mais elles interviennent également dans le cadre d’un projet plus vaste pour mettre en valeur les relations entre les deux pays à travers les siècles. Une sorte de voyage à travers le temps qui jette la lumière sur l’in­fluence de l’art des pharaons sur l’art gréco-romain et vice-versa. « C’est un grand projet internatio­nal, avec un objectif scientifique, et qui peut représenter une attraction touristique importante », souligne le ministre italien de la Culture, Dario Franceschini. Idée partagée par Al-Damati qui estime que de telles rencontres jouent un rôle important pour la promotion touris­tique en Egypte.

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