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Les plumes égyptiennes à Paris

Rasha Hanafy, Mardi, 19 mars 2019

L’Egypte a tenu, pour la première fois, un stand au Salon du livre de Paris, qui s’est achevé le 18 mars. Auteurs, dessinateurs, traducteurs étaient présents, symboles de la richesse littéraire du pays.

Les plumes égyptiennes à Paris

Mieux vaut tard que jamais. L’Egypte était présente pour la première fois à la 39e édition du Salon du livre de Paris, qui s’est tenu du 15 au 18 mars. Et ce, dans le cadre de l’année culturelle Egypte-France. Le Centre national de la traduc­tion, les Archives égyptiennes, l’Orga­nisme égyptien général du livre (GEBO) et le Fonds du développement culturel, tous dépendant du ministère de la Culture, ainsi que le secteur de la promotion tou­ristique, ont collaboré ensemble pour pré­senter les récentes publications égyp­tiennes. « L’Egypte était absente durant les précédentes éditions du Salon du livre de Paris, alors que d’autres pays arabes et islamiques y étaient présents, comme l’Iran, la Turquie, l’Arabie saoudite et les Emirats arabes unis. A l’occasion de l’an­née culturelle Egypte-France, nous avons donc décidé de prendre part à cette impor­tante manifestation culturelle française », souligne Anwar Moghis, directeur du Centre national de la traduction, qui s’est occupé de la coordination de cet événe­ment. Et d’ajouter : « Nous avons exposé au public français quelques ouvrages signés par des romanciers et des penseurs égyptiens qui ont été traduits en français. Et ce, sans omettre les ouvrages français traduits en arabe. Nous avons eu des pourparlers avec quelques éditeurs fran­çais, notamment avec le Centre National du Livre (CNL). Nous visons à promou­voir le mouvement de traduction dans les deux langues ».

Rencontres et dédicaces

Dans cette optique, quatre soirées de dédicace et des colloques ont été tenues. L’auteur français d’origine égyptienne Gilbert Sinoué a notamment signé son ouvrage intitulé Douze Femmes d’Orient. Une soirée a été organisée avec le traduc­teur égyptien Khaled Osman, qui a dédica­cé quelques ouvrages qu’il a traduits vers le français et un autre avec Ali Moustapha Al-Héfnaoui, traducteur d’Un Destin égyp­tien, les mémoires de son père sur la natio­nalisation du Canal de Suez.

D’autres rencontres se sont tenues avec des dessinateurs et des caricaturistes fran­çais, qui ont publié des bandes dessinées sur l’Egypte.

La 39e édition du Salon du livre de Paris a célébré la richesse et la diversité du patrimoine littéraire européen, ainsi que le rôle des écrivains et des penseurs dans la construction d’une Europe ouverte et plu­rielle. Le Sultanat d’Oman était l’invité spécial de cette année. Plusieurs dizaines d’écrivains, d’intellectuels, de roman­ciers, d’historiens, de poètes, d’éditeurs et de peintres omanais étaient au rendez-vous, tels Saïd Saklaoui, président de l’Association des écrivains omanais et vice-président de l’Union des écrivains arabes, et la poétesse Shoumaissa Al-Nuumani. La musique omanaise, à travers l’Orchestre symphonique royal d’Oman, y était à l’honneur.

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