Mardi, 18 juin 2024
Al-Ahram Hebdo > Arts >

Aïda, version moscovite

Névine Lameï, Mercredi, 12 octobre 2022

La ville d’Al-Gouna accueille, le 13 octobre, une nouvelle version d’opéra Aïda, signée par le metteur en scène russe Anton Ploom. Un spectacle qui promet d’être fastueux.

Aïda, version moscovite

En célébration des 150 ans du chef-d’oeuvre de Verdi, Aïda, une nouvelle interprétation de cet opéra légendaire se déroule pour la première fois au bord de la mer Rouge. Et ce, dans la ville d’Al-Gouna, construite par la société privée Orascom il y a plus de 30 ans. Le spectacle est le fruit d’une collaboration avec les fameux théâtres du Bolshoi, Mariinsky et St. Pertersburg, ainsi qu’avec le Théâtre d’opéra et de ballet de P.I. Tchaïkovski de Perm, qui est l’une des entreprises les plus anciennes et les plus distinguées de la Russie. Ce grand événement culturel et touristique, prévu le 13 octobre à 21h, est organisé par I-Events et RMC Egypt Events. Aïda, l’intemporel livret de Verdi, créé d’après une intrigue d’Auguste Mariette, sera donc mis en scène par le Russe Anton Ploom, dans une impressionnante superproduction. Né à Leningrad en 1983, ce dernier est diplômé de l’Académie Vaganova du ballet russe et a rejoint le Théâtre Mikhailovsky en 2001. La version jouée à Al- Gouna est interprétée par des chanteurs et danseurs étoiles des théâtres Bolshoi, Mariinsky et St. Pertersburg, ainsi que du Théâtre d’opéra et de ballet de P.I. Tchaïkovski de Perm.

Et ce, dans le cadre de l’année de coopération humanitaire entre l’Egypte et la Russie. Citons-en la soprano Maria Bayankina, soliste depuis 2010 de l’Académie des jeunes chanteurs du Mariinsky, dans le rôle de Aïda. La mezzo-soprano Irina Shishkova, diplômée du Conservatoire Rimski-Korsakov de St. Pertersburg, dans le rôle d’Amneris. Le ténor Akhmet Agadi, vainqueur du masque d’or de la Russie, dans le rôle de Radamès. Le baryton Gevorg Grigoryan, dans le rôle de Ramfis, et le bass-baritone Alexander Markeev, dans celui du Pharaon. La coopération avec des troupes du Bolshoi, Mariinsky et St. Pertersburg garantit dans doute une bonne interprétation classique (chant, intrigue ...) et peut-être un aspect plus moderne de la danse. Car il s’agit d’une version qui se veut plus contemporaine, ancrée dans les styles de notre époque, à la hauteur de l’école moscovite.

Costumes et décors opulents

Décors élégants et prestige d’Orient rendront toute la splendeur de Aïda, qui se déroule dans l’Egypte Ancienne. Ses créateurs avaient le souci de faire vrai et de reconstituer l’Egypte Antique avec précision : des danses sacrées, costumes de soldats inspirés des tombes pharaoniques, de grands choeurs, des scènes monumentales, des effets spéciaux, etc.

L’ensemble nous plonge à Memphis et Thèbes, au temps du Second Empire, particulièrement dans l’histoire d’amour entre Aïda, la princesse éthiopienne prise en otage, et Radamès, le commandant des troupes égyptiennes qui s’empare du pays de Aïda. Contre cet amour se dresse Amonasro, le père de cette dernière qui réclame vengeance. Il menace d’attaquer la vallée du Nil. Un péplum à la mise en scène flamboyante, que les spectateurs de par le monde ne se lassent pas de voir et de revoir, depuis sa première présentation en 1871.

Lien court:

 

En Kiosque
Abonnez-vous
Journal papier / édition numérique