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La créativité au rendez-vous à Gouna

Yasser Moheb, Mardi, 18 septembre 2018

80 films des quatre coins du monde sont à l’affiche de la 2e édition du Festival du film de Gouna, qui se tient du 20 au 28 septembre dans la cité d’Al-Gouna, au bord de la mer Rouge. Plusieurs activités artistiques destinées aux cinéphiles sont aussi au programme. Coup de projecteur.

La créativité au rendez-vous à Gouna

Al-Gouna, c’est parti ! Pour sa 2e édition, le Festival du film de Gouna a réussi à concocter un programme des plus professionnels : presque toutes les stars égyptiennes, mais aussi beaucoup de grands films et un nombre considérable d’avantpremières. De quoi se régaler en plein coeur de l’été. Du 20 au 28 septembre, la planète-cinéma prend ses quartiers d’été dans la cité d’Al-Gouna, au bord de la mer Rouge.

Le directeur du festival, Intishal Al-Tamimi, est fier de cette édition, marquée notamment par une belle présence de cinéastes et de comédiens arabes, du vétéran Daoud Abdel-Sayed au très jeune Adam Abdel-Ghaffar, et de films en provenance des quatre coins du monde. « Plusieurs films, notamment de longs métrages, de courts métrages et des documentaires de production récente, prendront part à la compétition », signale-til. Et de rappeler le but essentiel du festival, soit la tentative d’allier intelligemment cinéma et tourisme, culture et bénéfices. Le site électronique du festival renvoie d’ailleurs au site de la station balnéaire d’Al-Gouna, avec un lien vers la plateforme de réservation d’hôtels et diverses formules de séjours.

La créativité au rendez-vous à Gouna
Youmeddine

Lors de la conférence de presse quelques jours avant le début du festival, l’homme d’affaires et propriétaire de Gouna, Samih Sawirès, a affirmé qu’il aspirait à « transformer Gouna en la Côte d’Azur égyptienne » et d’y attirer les touristes grâce à ce festival. Un rêve qui ne manque pas de réalisme, puisque ce nouveauvenu des fêtes du cinéma en Egypte dispose de plein d’activités et de potentiels dignes de capter l’attention du monde du cinéma par la présence d’une armada de réalisateurs, de comédiens et de producteurs de renom, venus des quatre coins du monde. Le public des cinéphiles est lui aussi de plus en plus au rendez-vous. Côté programmation, elle paraît copieuse et intéressante : 80 films de qualité — soit une dizaine d’oeuvres de plus que lors de l’édition précédente — provenant du monde entier, dont la plupart ont déjà été sélectionnés ou primés dans de grands festivals, tels que ceux de Cannes, Venise, Berlin ou Toronto. Outre les trois compétitions officielles — longs métrages de fiction, longs métrages documentaires et courts métrages —, il y a également une sélection officielle de films hors compétition.

Une plateforme très diversifiée

La créativité au rendez-vous à Gouna
Le réalisateur Daoud Abdel-Sayed et la comédienne Mona Zaki.

Parmi les 145 projets soumis à la section CinéGouna Platform, créée dans le but d’encadrer les jeunes réalisateurs égyptiens et arabes pour les aider à trouver un soutien artistique et financier, un comité d’experts a sélectionné 12 projets en développement et 6 films en postproduction. Les projets et films sélectionnés représentent 6 pays arabes : l’Egypte, la Tunisie, le Liban, la Palestine, l’Iraq et le Soudan. Il s’agit de 9 récits de longs métrages et 3 documentaires dans la catégorie des projets en développement et 3 récits et 3 documentaires dans les films de la catégorie postproduction. Cette année, les lauréats remporteront des prix représentant un montant total de 150 000 dollars, offerts par les divers sponsors et partenaires du festival, alors que la somme était de 60 000 dollars en 2017.

Les 49 films en compétition pour recevoir L’Etoile d’or sont soumis, entre autres, au jury des longs métrages, avec la comédienne égyptienne Mona Zaki, le réalisateur marocain Ahmad Al-Mäanouni et le producteur croate Cedomir Kolar. Le jury des documentaires est présidé par le réalisateur palestinien Rachid Machharawi. L’actrice jordanienne Saba Moubarak et le comédien palestinien Kamal Al- Bacha, figurent parmi les jurés des courts métrages.

Quant aux hommages, la liste rayonne cette année des noms du réalisateur égyptien Daoud Abdel-Sayed et de la productrice tunisienne Dorra Bouchoucha, programmatrice des Journées de Carthage. Le prix de l’achèvement créatif leur sera décerné lors de la cérémonie d’ouverture. Le festival rendra également hommage au réalisateur Youssef Chahine, décédé il y a 10 ans, en projetant son film phare Al- Mohaguer (l’émigré). Bref, une panoplie d’oeuvres artistiques et d’activités cinématographiques qui amènera au public tout le glamour possible de ce monde du 7e art. Ambiance cinéphile et décontractée assurée.

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