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Faïrouz, la diva, ne fait pas l’unanimité

Yasser Moheb, Dimanche, 13 août 2017

Après sept ans d’absence, la célèbre chanteuse libanaise Faïrouz fait son comeback avec deux nouvelles chansons, diffusées sur Internet. Elle nous offre ainsi un avant-goût de son prochain album Bi Bali (dans mon esprit), à paraître en septembre prochain.

Faïrouz, la diva, ne fait pas l’unanimité
La diva de retour avec des hits internationaux, chantés en arabe.

La diva libanaise, Faïrouz vient de dévoiler, il y a quelques semaines, un nouveau single Yemken (peut-être). Il s’agit de son deuxième, après La Meen (pour qui ?), diffusé en juin dernier, toujours signé par sa fille Reema Rahbani, laquelle s’occupe apparemment de l’adaptation de tout le prochain album.

Ceci annonce-t-il une belle saison estivale, bercée par la voix de Faïrouz ? Pas tout à fait. Car les chansons lancées jusqu’ici sur Internet ont fait certainement tabac, mais étaient loin de faire l’unani­mité. Pourtant, Faïrouz est de retour, après sept ans d’absence, depuis son dernier album Eih Fi Amal (oui, il y a toujours de l’espoir) en 2010.

La chanson La Meen (pour qui ?), dédiée à son mari, le compositeur et arrangeur musical de renom, Assi Al-Rahbani, décédé le 21 juin 1986, est basée sur l’oeuvre originale Pour qui veille l’étoile de Gilbert Bécaud. L’arrangement musical est de Steve Sidwell et les paroles sont de Reema Rahbani.

« J’ai choisi de diffuser cette chanson à cette occasion assez spé­ciale pour Faïrouz, comme pour toute la famille, parce que je la trouve assez profonde dans ses idées et dans son contenu, comme l’était l’amour entre mes parents ; ses paroles sont assez absurdes que notre monde. C’est une aventure qui est certes bien loin d’être le repère de jugement de la diva Faïrouz après toute son histoire », a déclaré Reema Rahbani à la presse.

Le débat s’enflamme
Vingt-quatre heures après la sortie du single, il avait déjà fait le tour du Web, et a été classifié dans le top trends. Entre classiques et moder­nistes, ses fans se trouvent divisés, alors que certains critiquent acerbe­ment la chanson pour n’être qu’une reprise d’une oeuvre occidentale, ce qui n’est pas — à leur avis — digne de Jarat Al-Qamar (la voisine de la lune), comme la surnomment ses fans. D’autres l’ont vivement accla­mé, trouvant dans cette chanson une nouvelle « preuve que la voix de la prima donna n’a pris aucune ride ».

Cependant, comme un débat invite un autre, la scène médiatique s’est embrasée, puisque la fille de la diva n’a pas hésité à imposer ses idées, en reprenant un autre titre classique, cette fois-ci traduit de l’anglais. Le second single est presque dans le même style, basé sur l’oeuvre origi­nale Imagine, écrite et chantée par le musicien britannique John Lenonn. Les paroles sont toujours de Reema Rahbani, dénonçant la sévérité du monde et faisant appel à la paix.

« Où voulons-nous fuir de tout ce qui se passe ; nous n’arrivons pas à mettre terme à l’humiliation, la tue­rie, la peur et la déplacement forcé. Nous détruisons par nos propres mains tout ce que nous avons bâti ; (…) Qu’est-ce qui nous empêche d’unifier tout ce que nous avons fractionné … Ah, peut-être, je suis en train de rêver, le rêve de tout un chacun, un seul le rêve qui nous réunit », chante Faïrouz sereinement comme toujours.

Loin de toute analyse, divisant malheureusement la critique et le public, c’est la joie qui doit prédomi­ner, puisque c’est la diva des divas qui nous revisite par sa voix, son charme et son aura artistique. Son album, prévu en septembre prochain, est toujours attendu. Ces millions de fans ont hâte de le découvrir et ont l’impression que leur diva ne man­quera de leur promettre de bonnes surprises .

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