Vendredi, 23 février 2024
Al-Ahram Hebdo > Santé >

L’OMS craint une transmission plus large du virus de Marburg

Chérif Albert, Dimanche, 02 avril 2023

L’épidémie de maladie à virus de Marburg sévit depuis plus de deux mois dans le golfe de Guinée, alors qu’à l’est du continent, la Tanzanie a annoncé ses premiers cas la semaine dernière.

L’OMS craint une transmission plus large du virus de Marburg

Le bilan de l’épidémie de maladie à virus de Marburg qui sévit depuis plus de deux mois en Guinée équatoriale atteint 20 morts, a annoncé la semaine dernière l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS). Les cas recensés de cette fièvre hémorragique, presque aussi meurtrière qu’Ebola, ont débordé de la province de Kié-Ntem où elle avait provoqué les premiers décès connus le 7 janvier, jusqu’à toucher Bata, la capitale économique de ce petit pays d’Afrique centrale. Cette expansion « laisse supposer une transmission plus large du virus » et nécessite d’« intensifier les efforts de riposte, afin d’éviter une épidémie à grande échelle et des pertes en vies humaines », prévient l’OMS, précisant que les nouveaux cas sont signalés dans les provinces de Kié-Ntem, de Litoral et de Centro Sur, qui ont toutes des frontières internationales avec le Cameroun et le Gabon. « Des experts supplémentaires de l’OMS seront déployés dans les prochains jours » dans Kié-Ntem, promet l’organisation onusienne, ajoutant qu’elle « aide également le Gabon et le Cameroun voisins à renforcer la préparation et la riposte à l’épidémie ». Le Cameroun avait détecté deux cas suspects de maladie de Marburg le mois dernier malgré la restriction des déplacements le long de la frontière pour éviter la contagion.

A l’est du continent, la Tanzanie a également annoncé, la semaine dernière, le début d’une épidémie de Marburg avec 5 morts. Parmi les morts se trouvait un agent de santé, a indiqué l’OMS. Trois survivants recevaient un traitement, 161 contacts étant suivis. L’Ouganda, frontalier de la Tanzanie, a dans la foulée demandé aux responsables sanitaires de renforcer leur vigilance le long de la frontière. La dernière épidémie du virus de Marburg en Ouganda remonte à 2017.

Ce virus se transmet à l’homme par les chauves-souris frugivores et se propage dans l’espèce humaine par contact direct avec les fluides corporels des personnes infectées, ou avec les surfaces et les matériaux. Le taux de létalité peut atteindre 88 %. Les symptômes comprennent de la fièvre, de la fatigue, des vomissements avec présence de sang et de la diarrhée.

Il n’existe aucun vaccin ou traitement antiviral approuvé pour traiter le virus. Cependant, les soins de soutien — réhydratation par voie orale ou intraveineuse — et le traitement des symptômes spécifiques augmentent les chances de survie. Une série de traitements potentiels, y compris des produits sanguins, des thérapies immunitaires et des médicaments, ainsi que des vaccins candidats avec des données de phase 1 sont en cours d’évaluation, selon l’OMS.

Mots clés:
Lien court:

 

En Kiosque
Abonnez-vous
Journal papier / édition numérique