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Mardi, 07 septembre 2021

Covid-19 : Nouveau variant, baptisé « Mu »

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L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) surveille un nouveau variant du coronavirus, baptisé « Mu », qui a été identifié pour la première fois en Colombie en janvier. Le variant — B.1.621 d’après la nomenclature scientifique — a pour l’instant été classé comme « variant à suivre », a précisé l’OMS dans son bulletin épidémiologique hebdomadaire sur l’évolution de la pandémie. L’OMS précise que le variant présente des mutations qui pourraient indiquer un risque d’échappement immunitaire (résistance aux vaccins) et souligne que des études supplémentaires sont nécessaires pour mieux comprendre ses caractéristiques. Tous les virus, y compris le SARS-CoV-2 responsable du Covid-19, mutent avec le temps. La plupart des mutations n’ont que peu ou pas d’incidence sur les propriétés du virus. Fin 2020, l’OMS a caractérisé des variants à suivre (dont Alpha et Delta) et des variants préoccupants (dont Mu), afin de hiérarchiser les activités de surveillance et de recherche au niveau mondial.

Europe : Stagnation de la vaccination anti-Covid et hausse des décès

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L’OMS redoute que la pandémie de Covid-19 fasse 236 000 morts supplémentaires en Europe d’ici le 1er décembre, se déclarant préoccupée par la récente « stagnation » du rythme des vaccinations sur le continent. « La semaine dernière, le nombre de décès dans la région a augmenté de 11 %, avec une projection fiable prévoyant 236 000 morts en Europe d’ici au 1er décembre », s’ajoutant au 1,3 million de décès déjà provoqués par la pandémie sur le Vieux continent, a déclaré la semaine dernière le directeur de l’OMS Europe, Hans Kluge, lors d’une conférence de presse. Les pays de la région ont vu les taux d’infection augmenter à mesure que l’ancrage du variant Delta, plus contagieux, s’affirme, en particulier chez les personnes non vaccinées. Outre la forte transmissibilité du variant Delta, un « assouplissement exagéré » des restrictions et une augmentation des voyages cet été sont à l’origine de la hausse des cas. D’autant que le rythme des vaccinations a ralenti.

Côte d’Ivoire : « Aucune preuve » de la présence d’Ebola

Il n’existe « aucune preuve » de la présence du virus Ebola en Côte d’Ivoire, a annoncé la semaine dernière l’OMS. Le 14 août dernier, une Guinéenne de 18 ans, arrivée à Abidjan par la route depuis son pays après un voyage de 1 500 km, a été présentée comme étant « le premier cas confirmé d’Ebola en Côte d’Ivoire depuis 1994 ». La Guinée avait rapidement remis en cause le diagnostic établi par la Côte d’Ivoire et exigé de nouvelles analyses. Selon l’OMS, sur plus de 140 contacts qui ont été listés dans les deux pays, « aucune personne n’a présenté des symptômes de la maladie, ni n’a été testée positive à l’Ebola ». En conséquence, l’organisation « rétrograde désormais ses interventions en Côte d’Ivoire du niveau de riposte à celui d’état d’alerte ».

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