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Mardi, 09 mars 2021

L'obésité, un facteur déterminant

2,2 millions sur 2,5 millions des décès dus au coronavirus à ce jour se trouvaient dans des pays à taux élevé d’obésité, selon une étude publiée la semaine dernière qui décrit une corrélation « drama­tique » entre les taux d’obésité et de mortalité due au Covid-19.

A titre illustratif, l’étude souligne que le Royaume-Uni a le troisième taux de mortalité par coronavirus et le quatrième taux d’obésité à l’échelle mondiale, 184 décès par Covid-19 pour 100 000 et 63,7 % d’adultes en surpoids, selon les données de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS).

L’étude coréalisée par Tim Lobstein, expert de la Fédération mondiale de l’obésité, a analysé les chiffres des décès dus au Covid-19 de l’Université Johns Hopkins aux Etats-Unis et les données de l’Ob­servatoire mondial de la santé de l’OMS sur l’obésité.

John Wilding, professeur de médecine à l’Univer­sité britannique de Liverpool et président de la Fédération mondiale de l’obésité, a appelé à ce que les personnes atteintes d’obésité soient considérées comme prioritaires dans les programmes de vaccina­tion à travers le monde, comme celles atteintes d’autres maladies telles que le diabète et les maladies cardiovasculaires.

Rapport de l’OMS attendu mi-mars

Le rapport de mission des experts de l’OMS envoyés en Chine pour enquêter sur les origines de la pandémie de Covid-19 devrait être publié à la mi-mars, a déclaré vendredi l’OMS.

La mission menée par l’OMS a fait l’objet de controverses et de suspicions. Un membre de l’équipe d’enquêteurs a déclaré que les autorités chinoises avaient refusé de transmettre des données brutes sur les premiers cas de Covid-19 détectés lors de la toute première phase de l’épidémie, en décembre 2019 à Wuhan. Aux Etats-Unis, la Maison Blanche s’est déclarée « vivement préoccupée » par le déroulement de l’enquête.

La semaine dernière, un groupe de scientifiques a estimé, dans une lettre ouverte, que la mission de l’OMS n’avait eu ni le mandat, ni l’indépendance, ni les accès nécessaires pour mener une enquête exhaus­tive sur les origines du virus.

« Ce n’est pas une enquête, c’est une recherche scientifique en commun. Les experts ont été choisis par l’OMS et ils ont mené leurs activités avec leurs homologues chinois », a déclaré vendredi l’ambassa­deur de la Chine auprès des Nations-Unies à Genève, Chen Xu.

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