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Indicateurs économiques: L’optimisme est de mise

Amani Gamal El Din , Mercredi, 31 août 2022

Lors d’une conférence de presse le 29 août, le ministre des Finances, Mohamad Maeit, est revenu sur les indicateurs macro-économiques de l’année fiscale 2021/2022. Il a donné des projections optimistes pour les trois prochaines années. Compte rendu.

Indicateurs économiques: L’optimisme est de mise

L’économie égyptienne se porte bien. C’est ce qu’a affirmé le ministre des Finances, Mohamad Maeit. « L’économie égyptienne croît à une grande vitesse. Nous avons réalisé un taux de croissance de 6,6% du PIB au cours de l’année fiscale 2021-2022, soit le taux plus haut depuis 2008, contre une moyenne de 3,2% sur les marchés émergeants », a déclaré Maeit lors d’une conférence de presse lundi au siège du ministère. L’objectif était de répondre aux rumeurs selon lesquelles l’économie égyptienne se trouve dans une impasse au lendemain de la pandémie de Covid-19 et de la guerre en Ukraine. Maeit est revenu sur les indicateurs macro-économiques de l’année fiscale 2021-2022 et a effectué certaines projections pour l’année 2022-2023 jusqu’en 2025- 2026. Il a établi des comparaisons tantôt avec les années fiscales précédentes tantôt avec d’autres régions du monde. Le ministre des Finances s’est voulu rassurant : « Nous sommes sur la bonne voie et l’économie suit une courbe ascendante. La flexibilité de l’économie égyptienne nous a permis de relever les défis mondiaux actuels. Nous faisons de notre mieux pour contenir les séquelles de la crise mondiale et pour minimiser l’impact de l’inflation importée de l’étranger ».

L’ajustement des dépenses publiques, la hausse du plafond des exonérations fiscales et l’attribution d’allocations pour les plus démunis, ce sont là les grandes lignes du bilan budgétaire de cette année. Les chiffres parlent d’eux-mêmes et on voit une courbe ascendante dans la plupart des indicateurs. La hausse de la croissance s’est traduite par un recul du taux de chômage à 7,2% en juin 2022. Le déficit budgétaire, estimé à 472 milliards de L.E, est passé de 13% du PIB en 2012-2013 à 6,1% en 2021-2022. Il devrait atteindre 6% en 2022-2023. « Le déficit budgétaire est à son taux le plus bas depuis des années », a déclaré le ministre des Finances qui prévoit une baisse du déficit à 5,6 % en 2023-2024 et à 5% en 2024-2025. L’Egypte a réalisé un surplus primaire pour la cinquième année consécutive de 100 milliards de L.E., soit 1,3% du PIB, malgré la hausse des taux d’intérêt, l’inflation et les problèmes découlant du confinement dû au coronavirus. Ainsi l’Egypte est-elle l’un des rares pays à avoir réalisé un surplus primaire sur les marchés émergeants en 2021-2022. Le ministère des Finances projette pour l’année fiscale courante 2022-2023, un surplus primaire de 1,6%. « Malgré les chocs externes, nous avons comblé tous les besoins du secteur de la santé, soit 124 milliards de L.E. Les investissements publics ont augmenté. 80 milliards de L.E. sont allés à l’initiative Vie décente et 180 milliards de L.E. aux Fonds des assurances et des retraites », a affirmé Maeit.

Les revenus étatiques ont augmenté de 19,6% en 2021-2022 contre une hausse des dépenses de 14,8 % seulement. Les revenus fiscaux ont connu une hausse de 18,7%, pour atteindre 990 milliards de L.E., favorisée par les systèmes fiscaux électroniques comme la facture électronique unifiée. Dans ce contexte, Maeit a déclaré: « Les amendements relatifs à la taxe sur le revenu seront ratifiés au cours de la prochaine session parlementaire. Cette taxe sera imposée aux catégories de la population percevant 15000 L.E. au lieu de 9000 L.E. Il est question d’alléger le fardeau sur le citoyen ».

Subventions et retraites

Les subventions des produits d’approvisionnement sont passées de 35% en 2019-2020 à 28% en 2021-2022. La contribution aux subventions des produits pétroliers est passée de 65% en 2009-2010 à 55% en 2013-2014, puis à 17% en 2021-2022, et devrait se situer autour de 8% au cours de l’année courante. « La levée graduelle des subventions sur les produits pétroliers a permis d’augmenter les aides financières destinées aux plus démunis et aux programmes de protection sociale », a déclaré Maeit.

Selon lui, les contributions au Fonds des retraites sont passées de 8% en 2012-2013 à 35% en 2021-2022. Ils devraient se situer à 36% au cours de l’année fiscale actuelle. « Les retraites ont augmenté de 70% entre 2018 et 2022. La trésorerie versera, en 2022-2023, 190,5 milliards de L.E. aux retraités, soit un taux de croissance annuel de 5,9%. En 2021 et 2022, 542 milliards de L.E. ont été versés aux retraités ».

Les dépenses sur les salaires ont augmenté pour atteindre 400 milliards de L.E. en 2021-2022. En outre, 20 millions de ménages bénéficient du soutien financier de l’Etat, soit 25 milliards de L.E. au total. Un ensemble d’aides exceptionnelles ciblera, pendant 6 mois, 9,1 millions de familles démunies. Cette mesure coûtera 900 millions de L.E.

25 milliards de L.E. ont été destinés au projet Takafol wa Karama (solidarité et dignité). Enfin, une somme comprise entre 100 et 300 L.E. sera ajoutée pour chaque citoyen sur les cartes d’approvisionnement, a affirmé le ministre des Finances.

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