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Nouvelles perspectives de cooperation

Amani Gamal El Din, Mardi, 02 novembre 2021

La visite du premier ministre, Moustapha Madbouli, à Paris a été une opportunité pour consolider les horizons de la coopération franco-égyptienne.

Nouvelles perspectives de cooperation

Faire la promotion de l’investissement en Egypte était l’objectif principal de la visite en France du premier ministre, Moustapha Madbouli, qui s’est déroulée du 23 au 27 octobre. L’autre objectif, non moins important, était la diversification du portefeuille des investissements français en Egypte. Les rencontres de Madbouli avec son homologue français, Jean Castex, avec les représentants du Mouvement des entreprises de France (MEDEF) et les présidents et représentants des plus grands fonds d’investissements et des banques françaises ont été l’occasion d’en discuter.

« Le timing de la visite était parfait, d’autant plus qu’elle a coïncidé avec la crise d’énergie qui frappe le monde entier. Or, l’Egypte est en passe de devenir un hub énergétique important. La France, comme la plupart des pays membres de l’Union européenne, a besoin de diversifier ses sources d’énergie, notamment de gaz naturel », explique l’analyste économique Mohamed Shadi.

Dans ses déclarations, Madbouli a noté que le volume des échanges commerciaux entre les deux pays avait atteint 3 milliards de dollars en 2020, soit une hausse de 20 % par rapport à 2019. Il a ajouté que l’Egypte était l’une des destinations privilégiées des investissements français, qui s’élèvent à 5 milliards d’euros grâce à la présence de 165 entreprises françaises assurant 38 000 emplois dans divers secteurs.

A travers le MEDEF, le premier ministre a rencontré des représentants de 90 entreprises françaises opérant dans divers domaines. Il en a profité pour souligner le succès du programme de réforme économique sous la supervision du Fonds Monétaire International (FMI) et l’amélioration des indicateurs macroéconomiques de l’Egypte. Le premier ministre a également présenté la carte des investissements dans des domaines comme l’infrastructure, les nouvelles villes et la zone économique du Canal de Suez. Madbouli a également sollicité l’expertise française dans les domaines de l’agriculture, de l’industrie automobile, des télécommunications, de la technologie de l’information, des industries manufacturières et médicales, du transport et de l’énergie.

Mémorandum d’entente

La visite s’est concrétisée par la signature avec l’Organisation de Coopération et de Développement Economiques (OCDE) d’un mémorandum d’entente sur le lancement d’un programme-pays sur trois ans, pour l’accompagnement de certaines réformes structurelles à travers l’analyse et l’orientation des politiques publiques. Il s’agit d’aider l’Egypte à relever les défis économiques auxquels elle est confrontée, tout en assurant son alignement sur les normes de l’OCDE. « L’Egypte est une importante puissance économie régionale et son adhésion à ce programme démontre clairement son sérieux quant aux réformes structurelles à mener », a déclaré Mathias Cormann, secrétaire général de l’OCDE. Les pays de l’OCDE, aussi appelée le Club des riches, ont une expérience dans les réformes et la transition vers l’économie de marché. « L’Egypte a surtout besoin de consultations techniques, de suivi et d’évaluation », explique l’économiste Mohamed Shadi.

Le premier ministre, Moustapha Madbouli, était accompagné par les ministres des Finances, des Télécommunications, du Commerce extérieur et de l’Industrie, de la Planification et du Développement économique et de la Coopération internationale, ainsi que par le directeur exécutif du Fonds souverain d’Egypte, le président de l’Autorité générale de l’investissement et des zones franches et d’une délégation du Conseil Franco-Egyptien des Affaires (CFEA).

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