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Une mission hautement économique

Névine Kamel, Mardi, 16 juillet 2013

La tâche du nouveau cabinet, bien que contenant différents partis, sera de faire sortir le pays de la crise actuelle.

Une monnaie faible vis-à-vis du dollar, des investissements locaux et étrangers squelettiques, un tourisme stagnant ... les défis économiques qu’affronte l’Egypte en ce moment sont mul­tiples. Le déficit budgétaire a atteint ainsi, au cours des 11 premiers mois de l’année fiscale 2012/2013, 29 milliards de dollars. Un niveau jugé inquiétant par le Fonds monétaire internatio­nal. La livre égyptienne a pour sa part perdu presque 20 % de sa valeur en quelques mois pour atteindre aujourd’hui 7,05 L.E. face au dollar. L’agence de notation Fitch a de son côté abaissé la note de l’Egypte pour atteindre un B-, au lieu de B, en raison des divisions politiques dans le pays. De quoi inquiéter au sommet de l’Etat. « Il faut à l’Egypte une posture économique capable de faire sortir le pays du tunnel où elle est entrée le 25 janvier 2011. Nous voulons des procédures rapides et efficaces. La prochaine période ne supportera pas des responsables incapables de prendre les décisions pour sauver le pays », dit Magda Qandil, ex-directeur exécutif du Centre égyptien pour les études économiques.

Le prochain gouvernement, qui regroupera différentes perceptions politiques, devra donc se concentrer sur l’économie. Une préoccupa­tion qui se reflète dans les choix annoncés par le premier ministre. On l’a vu nommer trois personnalités à la formation économique solide : Ziad Bahaeddine, ancien président de l’Organisme d’investissement ; Samir Radwan, premier ministre des Finances nommé suite à la révolution de 2011, et Hazem Al-Beblawi, ancien ministre des Finances et vice-premier ministre durant la période de transition sous la direction militaire qui a suivi la chute de Hosni Moubarak.

Hazem Al-Beblawi, 76 ans, est un écono­miste libéral, formé au Caire, à Grenoble (sud-est de la France) et à Paris où il a décroché un doctorat d’Etat en économie. Il a fait une lon­gue carrière dans plusieurs institutions écono­miques privées et publiques, égyptiennes et internationales, dirigeant notamment la Banque égyptienne pour les exportations, de 1983 à 1995, avant de rejoindre la commission écono­mique et sociale de l’Onu pour l’Asie occiden­tale, qui regroupe de nombreux pays arabes. De 2001 à 2011, il a été conseillé du Fonds moné­taire arabe à Abu-Dhabi .

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