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Les bonnes notes du FMI

Marwa Hussein, Mardi, 15 octobre 2019

Un rapport du Fonds Monétaire International (FMI) prévoit une hausse de la croissance et une amélioration des indices macroéconomiques en Egypte. Focus.

Le Fonds Monétaire International (FMI) prévoit une hausse de la croissance en Egypte et une amélioration des indicateurs macroéconomiques en général. Dans sa 5e revue économique sur l’Egypte, l’institution financière internationale prévoit que la crois­sance du PIB en Egypte atteindra 5,9 % pour les exercices 2020-2021, soutenue par la pro­duction de gaz naturel et la reprise du tourisme. Le rapport prévoit en outre une hausse des recettes touristiques en Egypte. Celles-ci devraient rebondir à 16,7 milliards de dollars pour l’exercice financier en cours (les précé­dentes prévisions étaient de 14,2 milliards de dollars). La hausse devrait se poursuivre pour atteindre 18,7 milliards l’année prochaine et arriver à 22,2 milliards de dollars en 2022-2023. « La croissance du PIB devrait atteindre 5,9 % pour les exercices 2020 et 2021, soute­nue par la production de gaz naturel et la reprise en cours du tourisme alors que les conditions de sécurité se sont stabilisées », souligne le rapport.

Le rapport a loué de manière générale la performance de l’économie égyptienne après un programme de financement de 12 milliards de dollars avec le FMI, lié à des réformes éco­nomiques dont la dévaluation de la livre égyp­tienne et la baisse des subventions à l’énergie. Il rappelle cependant l’importance des réformes structurelles et la création d’emplois. « Il reste encore beaucoup à faire, car le pays doit absorber 3,5 millions de nouveaux tra­vailleurs au cours des cinq prochaines années », souligne le rapport, ajoutant que « Les perspectives à court terme restent favo­rables, mais une mise en oeuvre soutenue des réformes sera essentielle pour maintenir une forte croissance et gérer les risques externes ».

Le gouvernement et le FMI examinent actuel­lement les domaines de coopération. « Il y a actuellement des consultations », a déclaré Tareq Amer, gouverneur de la BCE à la presse la semaine passée. Et d’ajouter : « Nous avons mené une réforme fiscale et suivi la réforme. Nous procédons maintenant à une réforme structurelle. Nous cherchons à savoir si le FMI peut aider en matière de réforme structurelle ». Amer a déclaré que l’Egypte continuerait à tra­vailler avec le fonds. Le FMI a appelé dans son rapport à un « modèle de croissance plus inclu­sif du secteur privé et axé sur les exportations ». Cela est nécessaire pour absorber les nouveaux venus sur le marché du travail attendus au cours des cinq prochaines années.

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