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D'Orascom à l'Investissement

Névine Kamel, Mardi, 29 mars 2016

Dalia Khorchid, la nouvelle ministre de l’Investissement, vient du secteur privé, comme son prédécesseur. Elle a de plus longtemps évolué dans le secteur bancaire.

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Dalia Khorchid, la nouvelle ministre de l’Investissement

Une troisième nouvelle figure a rejoint le cabinet ministériel en la personne de Dalia Khorchid, nouvelle ministre de l’Investissement. A nouveau pour l’investissement, c’est un membre du secteur privé qui prend la tête du ministère, en succession à Achraf Salman. « Le choix d’un membre du secteur privé vise la relance des investissements dans la prochaine période. Et cette mission est beaucoup plus facile quand son chef a de bonnes relations avec le monde exté­rieur », explique Alia Mamdouh, experte économique.

La nouvelle ministre, née en 1974, vient de la holding Orascom pour le développement et la construction. Elle avait rejoint cette entreprise en 2005, et en était la directrice exécutive avant sa nomination en tant que ministre. Les rumeurs assure que Khorchid a réclamé la scission du dos­sier du secteur public des affaires pour accepter la mission. « L’expérience gagnée par Khorchid dans le secteur privé lui permet de connaître les nécessités des investisseurs, et le plus important, les obstacles à aplanir pour rendre l’en­vironnement des affaires attractif », ajoute un responsable du ministère qui a préféré garder l’anonymat. Il poursuit : « Nous avons ressenti la différence avec Salman. Il était bien au courant des problèmes et a travaillé sur ». Mais maintenant « nous avons aussi besoin d’un bon avocat », dit-il. Et selon le milieu des affaires, la nouvelle ministre est idéale. Contrairement à son prédécesseur, elle a été en contact direct avec un grand nombre d’investisseurs, notant que Salman, ex-directeur exécutif d’une banque d’investissement CI Capital, n’avait pas cet atout.

Mieux plaider

L’expérience de la nouvelle ministre de l’Investissement ne se limite pas au fait d’être membre de l’entreprise Orascom. Elle a débuté sa carrière dans la Banque commerciale internationale (CIB), avant de devenir vice-présidente de la Citi Bank pendant 8 ans. « Cette diversification de l’expérience de la nouvelle ministre lui offre un avantage sur son prédécesseur », estime Alia Mamdouh, en confirmant que cela lui permet de mieux plaider les nécessités des investisseurs et de trancher les ques­tions en suspens. La mission de Dalia Khorchid sera importante dans la période à venir, car le gouvernement tout entier compte sur les investissements étrangers pour relancer l’économie. Le gouverneur de la Banque Centrale d’Egypte, lui-même, l’a confirmé dans des déclarations à la télévision la semaine dernière. « La BCE a fait son devoir. Mais nous attendons les investissements pour équilibrer l’équation. Et nous comptons sur la nouvelle ministre pour finaliser la tâche. Elle en est capable », a-t-il dit. La modification de la loi unifiée pour l’investissement, la mise en oeuvre du guichet unique et la résolution des conflits des investisseurs arabes en suspens sont les plus importants dossiers qui attendent la ministre.

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