Dimanche, 03 mars 2024
Al-Ahram Hebdo > Afrique >

Mali: Appel à « l’union sacrée indispensable »

Sabah Sabet avec agences, Mardi, 12 février 2013

En pleine reconquête du nord contre les groupes armés, le pays pourrait faire face à une autre crise avec la reprise des combats entre les bérets rouges.

Vendredi matin à Bamako, le camp Para de Djicoroni, ou celui des bérets rouges, a été attaqué par des militaires lourdement armés. Lors de cette attaque, une personne a été tuée et 6 ont été blessées, selon un responsable militaire. « On a un mort et une demi-douzaine de blessés après la prise d’assaut vendredi matin par des forces de l’ordre, incluant des militaires et des gendarmes, du camp des bérets rouges dans le quartier de Djicoroni para », a affirmé le responsable militaire proche du ministère malien de la Défense, sous couvert d’anonymat. « Les blessés, c’est des deux côtés, le mort, du côté (des bérets rouges) », a-t-il ajouté.

Les bérets rouges sont le surnom des membres du Régiment des Commandos Parachutistes (RCP), qui fut un corps d’élite de l’armée malienne jusqu’au coup d’Etat ayant renversé, le 22 mars 2012, le président Amadou Toumani Touré, un ancien béret rouge.

Plusieurs membres du RCP avaient été arrêtés en 2012 après des attaques à Bamako visant, selon les autorités, à reprendre des positions tenues par les militaires dits Bérets verts dirigés par le capitaine Amadou Haya Sanogo.

Depuis lors, les bérets rouges avaient été mis à l’écart. Certains d’entre eux détenus depuis les attaques avaient été mis en liberté provisoire fin janvier. Et le 31 janvier, ils s’étaient rassemblés dans leur camp et avaient demandé à aller au front, alors que les autorités militaires ont, elles, dénoncé le refus de nombreux bérets rouges de rejoindre les nouvelles unités où ils avaient été affectés. « Ils ont été affectés dans d’autres unités, près de 500 d’entre eux ont déjà rejoint leurs nouvelles unités d’affectation, d’autres ont refusé de partir », a déclaré le responsable militaire. Très inquiet de cette situation, le président malien par intérim, Dioncounda Traoré, a vivement condamné vendredi les « tirs fratricides » entre soldats maliens, lançant un nouvel appel à « l’union sacr&´e indispensable ». « Je vous demande d’arrêter définitivement ces affrontements répétés au sein de l’armée malienne qui doit tout faire pour se ressaisir et se hisser à hauteur de mission », a déclaré le chef d’Etat malien.

´

Lien court:

 

En Kiosque
Abonnez-vous
Journal papier / édition numérique