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Un 1er mai sous haute tension en Turquie

Jeudi, 04 mai 2017

Un 1er mai sous haute tension en Turquie
(Photo : Turquie)

La police a fait usage de gaz lacrymogène, lundi 1er mai, pour disperser des manifestants qui souhaitaient rallier la place Taksim à Istanbul malgré l’interdiction des autorités. La Turquie a célébré la Fête du travail sous tension, deux semaines après un référendum qui a considérablement renforcé les pouvoirs du président Recep Tayyip Erdogan. En effet, à la veille de la Fête du travail, le gouvernement du président islamo-conservateur Recep Tayyip Erdogan a pris un certain nombre de mesures restrictives, notamment en congédiant près de 4 000 fonctionnaires et en bloquant l’accès à l’encyclopédie en ligne Wikipedia. Ce blocage serait lié à des articles de l’encyclopédie établissant un lien entre Ankara et des organisations extrémistes. Le 26 avril, la Turquie avait déjà arrêté plus de 1 000 personnes et suspendu plus de 9 100 policiers, dans le cadre d’une nouvelle purge contre ceux qui sont présentés comme des partisans du prédicateur réfugié aux Etats-Unis, Fethullah Gulen, auquel Ankara fait porter la responsabilité du coup d’Etat avorté du 15 juillet.

Ces nouvelles mesures interviennent également au moment où la tension est à son comble sur la question kurde. Vendredi dernier, l’armée turque et des milices kurdes syriennes soutenues par Washington ont échangé de nouveaux tirs à la frontière entre la Turquie et la Syrie. Un accrochage qui survient dans un climat tendu à la frontière turco-syrienne, où des soldats turcs et des membres des YPG (unités de protection du peuple kurde) échangent sporadiquement des tirs depuis plusieurs jours

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