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Etat palestinien: le bureau de Netanyahu dément qu'il soit revenu sur sa parole

AFP, Vendredi, 13 mars 2015

Etat Palestinien
Photo(AP)

Le bureau de Benjamin Netanyahu a démenti des informations selon lesquelles le Premier ministre israélien était revenu sur son accord à la création d'un Etat palestinien coexistant avec Israël, selon un communiqué reçu dans la nuit de dimanche à lundi.

Ce communiqué réagit à une déclaration attribuée au parti de M. Netanyahu dans un document de campagne électorale rapportant les positions des principaux partis en lice aux législatives du 17 mars sur la création d'un Etat palestinien.

"Le Premier ministre a dit publiquement que le discours de Bar Ilan est nul et non avenu", disait la réponse attribuée dans ce document au parti de M. Netanyahu, le Likoud.

M. Netanyahu "n'a jamais dit cela", a réagi son bureau dans un communiqué en évoquant les propos rapportés par le document de campagne.

C'est dans le discours de Bar Ilan prononcé le 14 juin 2009 que M. Netanyahu a endossé pour la première fois publiquement l'idée d'un Etat palestinien coexistant avec Israël.

Pour autant, le bureau du Premier ministre a reconnu que les circonstances actuelles n'étaient pas favorables.

"M. Netanyahu dit depuis des années que, dans les conditions actuelles au Moyen-Orient, les extrémistes islamistes se saisirairent de tout territoire remis" aux Palestiniens, dit le bureau du Premier ministre.

Avant le communiqué du bureau du Premier ministre, une porte-parole du Likoud avait indiqué que les positions rapportées dans le document de campagne exprimaient l'opinion personnelle d'une membre de l'aile dure du parti, Tzipi Hotovely.

Un retour en arrière public de M. Netanyahu sur la création d'un Etat palestinien aurait un impact considérable.

Les relations entre Israéliens et Palestiniens sont particulièrement tendues depuis l'échec de la dernière initiative de paix américaine en date, en 2014.

Les Palestiniens ont depuis engagé un bras de fer diplomatique avec les Israéliens en cherchant à obtenir une résolution du Conseil de sécurité de l'ONU fixant un terme à l'occupation israélienne.

Puis ils ont demandé leur adhésion à la Cour pénale internationale avec l'intention proclamée de poursuivre les dirigeants israéliens pour crimes de guerre. Ils viennent de décider de rompre la coopération sécuritaire, une mesure potentiellement explosive.

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