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Onu : 5,4 milliards de dollars d’aide alimentaire au Liban

Mercredi, 23 novembre 2022

Le Programme Alimentaire Mondial de l’Onu (PAM) va accorder 5,4 milliards de dollars d’aide au Liban pour venir en aide à la population locale et aux réfugiés syriens dans ce pays plongé dans une effroyable crise économique, a déclaré, lundi 21 novembre, le premier ministre, Najib Mikati.

Onu : 5,4 milliards de dollars d’aide alimentaire au Liban

« Le conseil d’administration du PAM a décidé, lors de sa dernière réunion à Rome, d’allouer 5,4 milliards de dollars au Liban au cours des trois prochaines années », a déclaré M. Mikati, lors d’une conférence de presse à Beyrouth, en présence du directeur du PAM au Liban, Abdallah Al-Wardat. Selon M. Mikati, cette somme devra être « répartie à part égale entre les Libanais et les réfugiés syriens », qui bénéficient de l’aide du PAM depuis 2012.

Le PAM « continuera de fournir une aide d’urgence, en nature et en espèces », a promis M. Wardat, assurant que l’aide bénéficiera à « un million de réfugiés syriens et un million de Libanais » entre les années 2023 et 2025. Le Liban accueille environ 2 millions de Syriens depuis le début de la guerre en Syrie en 2011, alors que près d’un million sont inscrits auprès de l’Onu comme réfugiés. La plupart vivent dans une extrême pauvreté, et leurs conditions de vie se sont dégradées avec la grave crise économique que traverse le Liban depuis 2019, l’une des pires de l’époque moderne, selon la Banque mondiale. Marquée par une flambée vertigineuse des prix et une dégringolade historique de la devise nationale, cette crise a brusquement plongé 80 % des Libanais en dessous du seuil de pauvreté, exacerbant le ressentiment du public face à la présence continue de réfugiés syriens dans le pays. Le Liban connaît depuis 2019 l’une des pires crises économiques au monde, marquée par une paupérisation inédite de la population.

Depuis le 1er novembre, le pays est dirigé par un gouvernement démissionnaire, chargé uniquement d’expédier les affaires courantes et incapable de prendre des décisions importantes. Le mandat du président Michel Aoun a expiré le 31 octobre. Le processus d’élection de son successeur prendra des mois en raison des divergences politiques, comme cela s’est produit lors de l’élection de Michel Aoun en 2016, après une vacance de 29 mois au sommet de l’Etat.

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