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Syrie: 60 000 personnes ont été tuées

Maha Salem avec agences, Mardi, 15 janvier 2013

La Syrie est en proie à un conflit, déclenché en mars 2011 par une révolte populaire pacifique qui s’est transformée en rébellion armée face à la répression brutale menée par le régime de Bachar Al-Assad.

15-16 mars 2011 : A Damas, rassemblements àla suite d’un appel sur Facebook pour «une Syrie sans tyrannie ». Plusieurs manifestations contre le pouvoir sont ensuite violemment réprimées àDamas et Deraa, foyer de la contestation dans le sud. Le régime dénonce une «rébellion armée de groupes salafistes ».

21 avril 2011 : Levée de l’état d’urgence en vigueur depuis 1963. Des dizaines de morts dès le lendemain. La contestation va s’étendre et se radicaliser avec des appels àla chute du régime.

30 juillet 2011 : Le colonel Riad Al-Assaad, déserteur réfugiéen Turquie, annonce la création de l’Armée Syrienne Libre (ASL).

18 août 2011 : Barack Obama et ses alliés occidentaux appellent Assad àpartir. Série de sanctions internationales depuis contre le régime.

2 octobre 2011 : Lancement du Conseil National Syrien (CNS) réunissant les principaux courants de l’opposition.

16 juin 2012 : Les observateurs de l’Onu suspendent leurs opérations en raison de l’escalade des violences. Ils étaient arrivés mi-avril pour surveiller un cessez-le-feu, complètement ignoré, dans le cadre d’un plan de paix de Kofi Annan.

3 juillet 2012 : Human Rights Watch dénonce un«archipel de la torture », avec des dizaines de milliers de détenus.

18 juillet 2012 : Quatre hauts responsables de l’appareil de Sécurité, dont le beau-frère d’Assad, tués dans un attentat àDamas.

19 juillet 2012 : Veto russo-chinois (le 3e) àl’Onu àune résolution menaçant le régime de sanctions.

23 juillet 2012 : L’armée reprend le contrôle de la plus grande partie de la capitale après une semaine de combats. Le 28, l’armée lance l’assaut sur Alep (nord), nouveau front ouvert àDamas et sa région (des dizaines de morts).

11 novembre 2012 : Les composantes de l’opposition forment une coalition nationale unifiée.

11 décembre 2012 : Des djihadistes s’emparent de la dernière place forte de l’armée àl’ouest d’Alep, renforçant leur assise dans le nord. Washington inscrit les rebelles du Front Al-Nosra sur leur liste terroriste.

22 décembre 2012 : L’Otan annonce avoir détectéde nouveaux tirs de missiles Scud par le régime

28 décembre 2012 : Moscou incite le régime àdialoguer avec l’opposition.

30 décembre 2012 : L’émissaire international, Lakhdar Brahimi, évoque un plan de règlement, basésur la déclaration de Genève, qui prévoit un cessez-le-feu, un gouvernement aux pleins pouvoirs et des élections, sans toutefois évoquer le sort réservéàAssad.

2 janvier 2013 : Le Haut-Commissariat de l’Onu aux droits de l’homme annonce que plus de 60 000 personnes ont péri depuis le début du conflit.

6 janvier 2013 : Dans une intervention publique, Assad présente un plan pour une «solution politique »visant àmettre fin àun conflit qui, selon lui, n’oppose pas le pouvoir et l’opposition mais «la patrie et ses ennemis », souhaitant la partition de la Syrie. Il affirme que toute transition passera par les urnes, appelant àun «dialogue national »sous l’égide du gouvernement actuel et après la fin des opérations militaires. La coalition de l’opposition rejette ce plan, refusant toute initiative prévoyant le maintien en place du régime d’Assad.

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