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David Drake : l'éducation au Canada

Nesma Nowar, Mardi, 11 février 2014

L'ambassade du Canada au Caire organise les 16 et 17 février une session sur l'éducation au Canada. L'ambassadeur David Drake met en lumière les perspectives d'avenir pour les Egyptiens désireux d'étudier dans ce pays.

Que représentent ces sessions et quel est leur objec­tif ?

David Drake : Chaque année nous essayons de tenir des sessions en collaboration avec une série d’organi­sations éducatives canadiennes spé­cialisées au niveau de l’éducation collégiale et universitaire. Ainsi les parents et les étudiants peuvent avoir accès à une base d’informations sur l’éducation disponible au Canada. Les sessions sont essentiellement destinées à l’orientation, et elles bros­sent une présentation raccourcie sur les programmes offerts par les institu­tions académiques participantes. Cette année, 8 institutions cana­diennes seront présentes. Les ses­sions se tiendront sur les 16 et 17 février et des représentants canadiens vont se rendre en Egypte pour faire la présentation. Ce n’est pas la première fois que nous tenons un événement pareil, mais nous essayons d’amélio­rer le format. L’année dernière nous avons tenu une foire sur l’éducation au centre-ville mais les gens étaient hésitants à s’y rendre à cause des perturbations qui entouraient les lieux.

— Depuis quand l’ambassade canadienne organise de tels événe­ments ? Et quel a été leur impact ?

— Tout a commencé en 2002. Nous estimons que nos efforts nous permettent d’attirer environ 1 000 Egyptiens au Canada par année.

— Pourquoi un étudiant égyp­tien devrait-il choisir une univer­sité canadienne ?

— Pour différentes raisons. Tout d’abord, il existe un grand nombre d’institutions canadiennes, et donc les choix sont nombreux. Certaines universités canadiennes sont grandes, d’autres sont petites. Toutefois, elles sont toutes d’un haut calibre, et elles font toutes notre fierté. Les universités canadiennes sont sous la juridiction des provinces et dépendent de leur ministère de l’Education respectif, ce qui assure une éducation de grande qualité. Dans d’autres pays, la qualité varie énormément d’une institution à l’autre. Au Canada, où que l’étu­diant ira, il obtiendra un bon niveau d’éducation.

La deuxième réponse à votre ques­tion est que nous possédons un large éventail d’universités et de collèges techniques qui procurent les compé­tences techniques pour les besoins de l’industrie. J’aimerais également mettre l’accent sur le fait que le Canada et les Canadiens sont très ouverts et accueillent favorablement les étudiants étrangers.

— Quels sont les bénéfices que récolteraient l’Egypte et le Canada de l’inscription des étudiants égyptiens dans les universités canadiennes ?

— Il est clair que l’Egypte possède une jeune population qui cherche à obtenir la meilleure éducation pos­sible, et que l’accessibilité est limi­tée en Egypte en raison de la forte demande. Dans certains cas égale­ment, les Egyptiens n’ont pas accès à des domaines de spécialisations qu’ils peuvent obtenir ailleurs, entre autres au Canada. Au point de vue du Canada, nous avons, nous aussi, beaucoup à gagner. Il est de l’intérêt du Canada, collèges et universités, d’attirer des gens venus d’outre-mer, en raison de notre réalité démogra­phique. La population canadienne ne connaît pas une croissance rapide et conséquemment il existe beaucoup de places vides dans nos collèges et universités. Si des étudiants nous viennent d’outre-mer, les places seront occupées, les frais seront payés et c’est là une manière de garantir le maintien des programmes. De plus, l’introduction de l’élément étranger dans l’équation donne un élan au Canada pour devenir plus compétitif dans un monde où la compétition s’intensifie davantage, et ce afin de créer des réseaux glo­baux. Pour ces raisons et pour de nombreuses autres, il est important que nous puissions attirer un grand nombre d’étrangers et que nous soyons bénéficiaires tous les deux de cette coopération.

— Quels sont les coûts potentiels d’une étude au Canada ?

— Selon l’emplacement et le pro­gramme choisi, le budget annuel pour un étudiant international peut varier de 18 à 25 mille dollars canadiens pour les frais d’inscription et de rési­dence. Il est clair que les frais sont inférieurs en Egypte. Cependant, le Canada est beaucoup moins cher que d’autres pays, aux systèmes éducatifs similaires, comme les Etats-Unis et la Grande-Bretagne. Au Canada, nous avons également une assurance mala­die de bonne qualité, à laquelle peu­vent accéder les étudiants étrangers à des prix abordables, alors que dans d’autres pays, les honoraires d’un médecin peuvent être très élevés.

— Comment est régulé le sys­tème éducatif au Canada ?

— Au Canada, les provinces sont responsables de l’éducation. Celles-ci sont coordonnées pour assurer un même standard d’éducation. Nous possédons dix provinces et trois terri­toires au Canada.

— Est-ce que toutes les provinces seront représentées dans les ses­sions éducatives ?

— Non pas toutes. Le Canada est un grand pays. Trois provinces seu­lement seront représentées, dont la majorité se situe dans la province d’Ontario, la plus populeuse du pays. Seront également représentées l’université d’Alberta, l’une de nos universités de renom, située dans l’ouest du Canada, ainsi que l’uni­versité de Cape Breton, une univer­sité plus petite située dans le Canada atlantique, qui entretient des liens étroits avec une université égyp­tienne, le Canadian International College au Caire.

— Comment les étudiants peu­vent-ils participer à cette session ?

— Quiconque peut rejoindre les sessions après avoir rempli les for­mulaires d’inscription.

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