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Al-Sissi met en garde contre toute atteinte aux droits hydriques de l’Egypte

May Al-Maghrabi, Mercredi, 31 mars 2021

Le président Abdel Fattah Al-Sissi, a mis en garde mardi que la région connaîtrait une instabilité « inimaginable » si le barrage éthiopien de la Renaissance venait à menacer l’approvisionnement de l’Egypte en eau.

Al-Sissi met en garde contre toute atteinte aux droits hydriques de l’Egypte

« Personne ne peut prendre une seule goutte d’eau à l’Egypte, et si cela venait à se produire, la région connaîtrait une instabilité inimaginable », a dit le président Abdel-Fattah Al-Sissi, interrogé, lors d’une conférence de presse à Ismaïlia, sur les derniers développements du barrage éthiopien de la Renaissance. «Personne ne doit imaginer qu’il est loin de la portée de l’Égypte dont la part dans les eaux du Nil est une ligne rouge », a ajouté le président, affirmant que l'Egypte est capable de faire face aux défis. Le président a toutefois précisé que l’Egypte « n’a jamais menacé personne ». « Notre combat se trouve au niveau des négociations que nous menons avec lucidité et patience. Mais notre réaction, si l’on venait à porter atteinte à notre part dans les eaux du Nil, se répercutera sur la stabilité de l’ensemble de la région », a-t-il martelé affirmant que l'Egypte « ne demande que ses droits légitimes ».

Les négociations sur le barrage éthiopien ont duré une décennie entière et n'ont donné aucun résultat jusqu'à présent alors que l'Egypte insiste sur la conclusion d'un accord juridique contraignant sur le remplissage et l'exploitation du barrage de façon de garantir les droits et les intérêts hydriques des trois pays concernés (Egypte, Soudan et Ethiopie). « Au cours des prochaines semaines, il y aura des négociations et j'espère que nous allons parvenir à un accord juridique contraignant », a révélé le président.

Les autorités éthiopiennes ont déclaré qu’elles procéderaient au second remplissage du barrage en juin prochain. Une nouvelle escalade de la part de l'Ethiopie qui a rejeté l’idée d’une médiation d’un quartette international (Nations Unies, Union africaine, Union européenne et États-Unis), proposée, par le Soudan. Rejetant les mesures unilatérales de l'Ethiopie et sa politique du fait accompli Le Caire et Khartoum ont mis en garde Addis Abeba contre le remplissage du barrage avant de parvenir à un accord définitif et équitable avec les deux pays en aval.

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