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La course est lancée

May Al-Maghrabi, Mardi, 16 janvier 2018

L'Organisme national des élections a fixé la date de l'élection présidentielle à la fin mars. Les préparatifs vont bon train, mais pour le moment, aucun candidat ne s’est présenté.

La course est lancée
La porte des candidatures sera ouverte du 20 au 29 janvier.

Le calendrier du scrutin présidentiel, les conditions de candidature, les règles régissant la campagne électorale et celles ayant trait à supervision du scrutin ont été annoncées cette semaine par l’Orga­nisme national des élections. Lachine Ibrahim, président de l’Or­ganisme national des élections, a déclaré que cette échéance électo­rale respecterait les principes « d’in­dépendance, de neutralité, d’inté­grité, de transparence, d’efficacité et de professionnalisme ». « Un pro­cessus électoral intègre est un droit des citoyens », a-t-il ajouté.

Les dossiers de candidature doi­vent être déposés du 20 au 29 jan­vier. Pour être recevable, une candi­dature doit être recommandée par 20 membres au moins de la Chambre des représentants, ou parrainée par 25 000 citoyens membres du corps électoral dans 15 gouvernorats au moins, avec un minimum de 1 000 partisans dans chaque gouvernorat. La liste des candidats sera publiée le 31 janvier dans les journaux d’Etat Al-Ahram et Akbhar Al-Youm. Le vote se déroulera les 26, 27 et 28 mars en Egypte et les 16, 17 et 18 mars pour les expatriés. Les résul­tats provisoires du premier tour seront annoncés le 29 mars, suivis des résultats définitifs du premier tour qui interviendront le 2 avril après l’examen des recours. Et en cas de second tour, le vote aura lieu du 24 à 26 avril, et pour les expa­triés du 19 au 21 avril. Les résultats définitifs seront annoncés le 1er mai.

La campagne attend les candidats

Officiellement, la campagne pré­sidentielle doit débuter le 24 février et se terminer le 23 mars. Le plafond de dépenses électorales pour chaque candidat a été fixé à 20 millions de L.E. au premier tour et à 5 millions de L.E. au second tour. Les candi­dats doivent créer un compte ban­caire, source exclusive des dona­tions, dans l’une des banques natio­nales : Misr, Al-Ahly ou la poste. L’utilisation des locaux publics, religieux ou des universités et des écoles est interdite lors de la cam­pagne.

Jusqu’à présent, aucun candidat ne s’est porté officiellement candi­dat. Le président Abdel-Fattah Al-Sissi, élu en 2014 avec 96,9 % des voix, lui-même n’a pas officiel­lement annoncé son intention de disputer la présidentielle pour un second mandat. Lors de la clôture du Forum mondial de la jeunesse tenu récemment à Charm Al-Cheikh, il avait déclaré qu’il présenterait son bilan au peuple avant de décider de disputer les prochaines élections. Ce qui n’a pas empêché 74% des dépu­tés de signer un avis recommandant au président Sissi de se présenter pour un second mandat présidentiel. Ce formulaire a été signé par le pré­sident du parlement, Ali Abdel-Aal, ainsi que par 463 autres députés, et le secrétariat général du parlement a chargé 12 commissions parlemen­taires de recommander des candi­dats à la fonction suprême avant la fin de la période des candidatures pour les élections de 2018.

Alors que l’ancien premier ministre, Ahmad Chafiq, a renoncé la semaine dernière à se porter can­didat à l’élection présidentielle, le maréchal Sami Anan, ancien chef d’état-major des forces armées, a annoncé, jeudi, qu’il disputerait l’élection présidentielle. Son parti doit tenir une conférence de presse cette semaine pour confirmer sa candidature. « Les dirigeants du parti ont pris la décision de propo­ser la candidature du général Sami Anan et l’ont informé de cette déci­sion. Il n’y a eu aucun problème ni aucune objection de sa part », a déclaré le secrétaire général du Parti arabe égyptien, Sami Balah. Les militants et cadres du parti commen­ceront dans quelques jours la col­lecte des signatures nécessaires pour valider la candidature de Sami Anan, a assuré Sami Balah. Samedi, Mortada Mansour, président du club Zamalek, a aussi annoncé son inten­tion de se porter candidat à l’élec­tion présidentielle. L’avocat des droits de l’homme, activiste de gauche, Khaled Ali, a confirmé dimanche sa détermination à dispu­ter l’élection présidentielle. Ali a déjà été candidat en 2012, mais il n’a obtenu que 0,58% des voix. Sa candidature reste incertaine, puisqu’il est toujours jugé dans un procès d’atteinte à la pudeur.

Le 20 janvier en cours, ce schéma électoral encore dans le brouillard devrait s’éclaircir avec l’ouverture de la porte au dépôt des candida­tures.

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