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Une Petite mort … à la tête de la fiction arabe

Rasha Hanafy, Lundi, 01 mai 2017

Le 10e prix international de la fiction arabe International Prize for Arabic Fiction (IPAF), pour son édition de 2017, revient à l’auteur saoudien Mohamad Hassan Elwan pour son roman Une Petite mort, publié par Dar Al-Saqi, au Liban, en 2016.

Une Petite mort …à la tête de la fiction arabe

Ce prix majeur de la littérature arabe a été annoncé mardi 25 avril lors du Salon internatio­nal du livre d’Abu-Dhabi, qui se déroule du 26 avril au 2 mai. Organisé chaque année par la Booker Prize Foundation, qui décerne le Booker Prize au Royaume-Uni, avec le soutien de Tourism & Culture Authority d’Abu-Dhabi, aux Emirats arabes unis, il est doté de 50 000 dollars et le lauréat verra son oeuvre traduite en anglais. Mohamad Hassan Elwan succède au Palestinien Rabai Al-Madhoun, récompensé l’année der­nière pour Destins : Concerto de l’holocauste et de la Nakba.

Une Petite mort est une biographie romancée de Mohieddine Ibn Arabi, théologien, juriste, poète et métaphysicien musulman du XIIe siècle. Le roman retrace ses voyages d’Andalousie à l’Azerbaïdjan, via le Maroc, l’Egypte, l’Arabie saoudite, l’Iraq et la Turquie. Le roman « explore la vie et les pensées d’Ibn Arabi. Avec un talent artistique saisissant et une langue captivante, l’oeuvre apporte un éclairage sur la vision d’Ibn Arabi sur l’amour temporel et spirituel dans sa forme la plus raffinée. La vie d’Ibn Arabi et l’homme qui l’est évoluent et prennent forme dans un contexte tumultueux avec des guerres et des conflits », a commenté, dans un communi­qué, l’écrivaine Sahar Khalifeh, présidente du jury. Une Petite mort est l’appellation donnée par Ibn Arabi à l’amour. Le roman, de presque 600 pages, illustre un autre côté de la vie du « plus grand maître », c’est le côté de sa fai­blesse, son hésitation, ses doutes et sa confusion.

Une Petite mort … à la tête de la fiction arabe

Ce roman, publié en 2016, a été choisi parmi une liste restreinte de six livres. Les autres auteurs présélectionnés sont Najwa Binshatwan (Libye), Ismaïl Fahd Ismaïl (Koweït), Elias Khoury (Liban), Mohamad Abdel-Nabi (Egypte) et Saad Mohamad Rahim (Iraq).

Né en 1979 en Arabie saoudite, Mohamad Hassan Elwan, qui vit désormais à Toronto (Canada), a publié quatre autres romans dont Le Castor (Seuil, 2015). Traduit vers le français par Stéphanie Dujols, le roman a remporté le Prix de la littérature arabe 2015, créé par la Fondation Lagardère en coopération avec l’Institut du Monde Arabe (IMA), pour mettre en valeur la production littéraire arabe. En 2014, il a égale­ment rédigé un essai, Migration : Théories et fac­teurs-clés .

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