Jeudi, 25 avril 2024
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A ne pas rater : Ali Al Haggar à Sakiet El Sawy et Aziz Maraka au CJC 610 et à l’Université du Nil

Névine Lameï, Samedi, 24 février 2024

Du 25 février au 2 mars, spectacles de danse, soirées musicales, expositions d'art plastique et films, des manifestations culturelles pour tous les goûts à découvrir au Caire et à Alexandrie.

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Musique :

Medhat Saleh

Les 25 et 26 février, à 20h

Grande salle de l’Opéra du Caire, Guézira.

La vedette du chant arabe, le chanteur égyptien Medhat Saleh, s’est fait connaître sur la scène musicale égyptienne dans les années 1980, en revisitant les chansons d’Abdel-Halim Hafez et de Mohamed Qandil. Et ce, avant de faire connaître ses propres chansons au public avec un premier album intitulé « Zay Ma Qalou Ainiki » (comme disaient tes yeux). A son concert à l’Opéra du Caire, Medaht Saleh interprétera une collection de ses anciennes et nouvelles chansons, dont « Kawkab Tani » (une autre planète), « Wala Teswa Domoue » (ça ne vaut pas les larmes), « El-Donia Alemetny » (la vie m'a appris), ainsi que la musique des films « Mafia », « Al-Beliatcho » (le polichinelle) et « Amir Al-Zalam » (le prince des ténèbres) … dans lesquels il a contribué au chant.

« V Quintet Black-Out »

Le 25 février, à 21h

Cairo Jazz Club. 197 a, rue 26 juillet, Agouza.

« V Quintet » est une troupe experte en mélodie soul et en harmonies envoûtantes. Elle jouera de la musique jazz et du groove, de la Soul et du rythm’n Blues. « V Quintet » incarne, à elle seule, toute la qualité nécessaire à l'interprétation de ce répertoire musical qui fait voyager son auditeur dans le temps. D'Aretha Franklin à Beyoncé, en passant par Chaka Khan, Erykah Badu et bien d'autres.

« Amr Darwich »

Le 25 février, 19h

Théâtre Sayed Darwich de l’Opéra d'Alexandrie, Manchiya.

Le violoniste Amr Darwish jouera une sélection de musique classique douce, celle des plus belles chansons de Oum Kalsoum, Mohamed Abdel-Wahab, Warda, etc. La soirée mettra en vedette le compositeur/chanteur Moustafa Hilal, le claviériste Ahmed Khater et la chanteuse Dalia Salam.

« Made in Egypt »

Le 26 février, à 21h

Cairo Jazz Club. 197 a, rue 26 juillet, Agouza.

Les passionnés de la house music sont invités à écouter le groupe égyptien « Made in Egypt ». Ce dernier est formé des jeunes musiciens Bebo, Tamer El-Derini, AXL, Oudix, Proof DB et Monostone. Ensemble, ils joueront de la house music, du groove, en passant par la house mélodique et la techno. La house music est une musique basée sur un motif de percussions fixes et une ligne de basse simple, mais très rythmée.

« Zabadi Khalat »

Le 28 février, à 21h

Cairo Jazz Club. 197 a, rue 26 juillet, Agouza.

« Zabadi Khalat » est un Dj qui revisite de façon électronique les standards de la Planète Groove des années 1970 et jusqu'à nos jours. Le groove, à la tête du jeu de scène de « Zabadi Khalat », est influencé par les rythmes africains, joués à leur tour sur la dynamique et les infimes variations. Une soirée qui fait vibrer avec des sons groovy et jazzy.

« High Voltage »

Le 29 février, à 21h

Cairo Jazz Club. 197 a, rue 26 juillet, Agouza.

Le Dj « High Voltage » jouera un « Back-to-Back » ou encore un « B2B », souvent utilisé lors des sets de DJ. Il s’agit d’une pratique qui offre une expérience unique pour les DJ et le public, car elle permet une fusion de styles et une dynamique changeante tout au long du set, mêlant musique électronique au funk.

Ali Al-Haggar

Le 28 février 20h

Sakiet El Sawy, rue 26 juillet, Zamalek.

Le chanteur Ali Al-Haggar, surnommé « la voix d’or » de l’Egypte, interprétera un ensemble de ses plus belles chansons, notamment celles de génériques de feuilletons égyptiens mémorables. Tout au long de sa carrière musicale, signant une vingtaine d’albums, Al-Haggar a contribué avec de grands noms dans le domaine de la musique et du chant, dont les paroliers égyptiens Salah Jahin, Abdel-Rahman Al-Abnoudy, Sayed Hegab, Bahaa Jahine, ainsi qu’avec les compositeurs Baligh Hamdi, Sayed Mekkawi, Omar Khairat, Fathy Salama …

« Aneen »

Le 28 février, à 19h

Institut Français d’Egypte, antenne Mounira. 1, rue Madrasset Al Hoqouq Al Frinséya.

Créé en 2022, « Aneen » est un groupe de musique indépendant qui propose du rock fusionné avec des performances vocales arabes, du « tarab » (extase qui permet d’exhaler l’âme dans le tourbillon de la musique). Les chansons engagées de « Aneen » touchent aux problèmes de la société, comme elles expriment les complexités et les émotions humaines les plus intenses.

Aziz Maraka

Le 28 février, à 21h

CJC 610. Al-Guézira Plaza, Cheikh Zayed.

Et le 1er mars, à 20h

Université du Nil, Cheikh Zayed.

Compositeur, chanteur, interprète et producteur jordanien, Aziz Maraka jouit d’un style de musique appelé « Razz », qui est une fusion entre le rock et le jazz arabe. L’ensemble des chansons émotionnelles de Maraka promet de susciter un romantisme confirmé. La chanson phare de Maraka, « Bint Al-Nas », de son premier album « Master Copy », sorti en 2008, a été la première de ses chansons à se faire connaître dans toute la culture musicale pop arabe.

« Blue Iris »

Le 29 févier, à 20h

Room Art Space. 10, rue Ettihad Al-Mohamin, Garden City.

« Blue Iris » est un groupe musical formé de trois filles qui se réunissent entre amis et aiment jouer dans une ambiance décontractée et chaleureuse pour leur amour de la musique. « Blue Iris » exprime ainsi sa passion pour la musique à travers leurs paroles et leurs mélodies. Rendez-vous à une soirée de musique acoustique, encore appelée « unplugged » (musique créée par des instruments acoustiques).

Ali Al-Helbawi

Le 29 février, à 20h

Sakiet El Sawy. Rue 26 juillet, Zamalek.

Fidèle à son rendez-vous mensuel au centre culturel Sakiet El Sawy, où il a fait sa première apparition sur scène à l’âge de 11 ans, le chanteur soufi Ali Al-Helbawi est un artiste universel dont la musique mêle, dans un beau tissage culturel, chant religieux, musique arabe, musique occidentale classique/moderne et cantiques coptes.

Fares Katrya

Le 29 février, à 21h

Sakiet El Sawy. Rue 26 juillet, Zamalek.

Fares Katrya, né dans la ville de Zagazig interprétera, d’une manière amusante, un large éventail de ses poésies à caractère folklorique, dont « Ma Yemken kheir » (peut-être c'est bien), « Kebert » (j’ai grandi), « Bel salama » (adieu), Bokra Hathlaw (demain ce sera meilleur). Katrya aime étendre la poésie à toutes les activités humaines, « la sortir du ghetto des plaquettes et des récitals », selon sa vision.

Kamal Al-Tawil

Le 29 février, à 20h

Théâtre Al-Goumhouriya, rue Al-Goumhouriya, centre-ville.

Une soirée à la mémoire du grand compositeur égyptien prolifique Kamal Al-Tawil (1923-2003) est bien attendue à l’Opéra du Caire. Al-Tawil est connu par ses mélodies très émotionnelles et patriotiques. Et son génie musical réside dans sa vaste participation à la vie des Egyptiens. Lui et le chanteur Abdel-Halim Hafez, lesquels ont tant travaillé ensemble, ont formé un duo artistique à succès depuis les années 1950.

« Le monde prie »

Théâtre Al-Goumhouriya, rue Al-Goumhouriya, centre-ville.

Le 1er mars, à 20h

L'orchestre symphonique « Om El Nour », sous la direction de Hanaa Tanios et en collaboration avec la chorale « Agapé », dirigée par Amani Fawzy, présentra à l'Opéra du Caire la prière que Jésus a enseignée à ses disciples. Et ce, dans le cadre du concert annuel de l'orchestre, intitulé « Le monde prie ». La prière sera chantée avec de nouveaux arrangements, écrits spécifiquement pour l'orchestre « Om El Nour ». Et ce, dans diverses langues : arabe, anglais, araméen, indien, allemand, espagnol, chinois, swahili, coréen, français, indonésien. Le concert est sous le parrainage du pape Tawadros II, pape d'Alexandrie, patriarche de toute l'Afrique et du siège de Saint-Marc.​

Cheikh Imam

Le 1er mars, à 17h

Centre culturel « Al-Rabee ». Rue Al- Moez, Al-Gammaliya, Vieux Caire.

Les fans du Cheikh Imam (1918-1995) sont invités à un rassemblement mensuel autour de son héritage culturel, une manière de faire sa revivification. Cheikh Imam est un chanteur protestataire égyptien et joueur de luth. Il a été la grande figure contestataire de la chanson égyptienne très populaire. Non-voyant, s'accompagnant au luth, Cheikh Imam chantait la condition des plus pauvres, les humiliations et les souffrances quotidiennes du petit peuple, tout en énonçant injustices, corruption…

Cinéma :

« Dune : Deuxième patrie »

A partir du 29 février

Dans les salles du cinéma au Caire et à Alexandrie.

Dans « Dune : Deuxième patrie », un film réalisé par Denis Villeneuve, Paul Atreides s’unit à Chani et aux Fremen pour mener la révolte contre ceux qui ont anéanti sa famille. Hanté par de sombres prémonitions, Atreides se trouve confronté au plus grand des dilemmes : choisir entre l’amour de sa vie et le destin de l’univers. Avec Roger Yuan.

« Elio »

A partir du 29 février

Dans les salles du cinéma au Caire et à Alexandrie.

« Elio, un petit garçon à l'imagination débordante, se retrouve par inadvertance téléporté au « Communiverse », une organisation interplanétaire composée de représentants de galaxies très éloignées. Identifié à tort par ces éminences comme l'ambassadeur de la Terre, Elio est tout sauf préparé à une telle pression. Son aventure va le conduire à tisser des liens avec des créatures extraterrestres excentriques, à survivre à une série d'épreuves plus redoutables les unes que les autres, comme à découvrir qui il est vraiment censé être ...

Théâtre

« Giggle Terminal »

Le 25 février, à 21h

Room Art Space. The Spot Mall, le Nouveau Caire.

Le groupe « Giggle Terminal » propose à ses fans une soirée de « stand up comedy ». Sans décor ni accessoire, le groupe promet de briser le « quatrième mur », en prenant le spectateur à témoin des histoires qui lui sont arrivées. Il s’agit de sketches et d’histoires drôles à base de situations quotidiennes, qui mettent souvent en scène des moments prétendument vécus.

« Rossassa Fil Qalb »

Tous les soirs, à 20h30

Théâtre National. 1, rue Seif Al-Nasr, Place Ataba.

Mise en scène de Marwan Azab, la pièce de théâtre « Rossassa Fil Qalb » (une balle dans le cœur) est une adaptation du chef-d’œuvre au même nom de Tawfiq Al Hakim. Il s’agit d’une comédie égyptienne, présentée pour la première fois en 1964. Les événements tournent autour du protagoniste Naguib qui souffre d’une situation financière misérable. Il tombe amoureux de Fifi et ne sait pas qu’elle est l’épouse de son ami.

Exposition :

Dina Targam

Jusqu’au 14 mars, de 10h à 21h (sauf le vendredi)

Galerie Picasso. 4, rue Ibn Zanki, de la rue 26 juillet, Zamalek.

Dans sa nouvelle exposition, l’artiste peintre Dina Targam anime tout un monde au féminin exprimé dans ses toiles avec beaucoup de sentiments et d’émotions. Les femmes chez Targam sont douces, sereines et tirées à quatre épingles avec leurs chignons et leurs robes bouffonnées et incrustées de la dorure qui leur ajoute du charme. Des femmes qui dégagent une beauté spirituelle. Targam accorde un côté glamour aux protagonistes de ses toiles à la beauté discrète et rêveuse.

Fion Gunn et Lina Osama

Du 1er au 4 mars

Beit Al-Sennari. Rue Al-Komi, Sayed Zeinab.

« Timelines » est le titre d’une exposition qui regroupe deux artistes, l’Irlandaise de la diaspora, Fion Gunn, et l’Egyptienne Lina Osama. L’art de Fion, qui plonge dans de nombreux aspects de la condition humaine, est une vaste exploration de l'existence à travers le temps. Dans ses peintures/installations en technique mixte, l’artiste incorpore des paysages, des motifs urbains et des figures surréalistes. Quant aux peintures réalisées à l’aide de matériaux mixtes de Lina Osama, cette plasticienne souvent qualifiée « d’artiste éco­logique », elles s’avèrent assez subtiles, dans leurs manières d’aborder les rapports homme/environnement. Et pour ce faire, Osama a recours à des portraits de femmes, prenant la forme de créatures imaginaires et surnaturelles.

 

Mohamed Bakr

Du 25 février au 10 mars

Photopia, 22 rue Cleopatra, Héliopolis.

« 50 ans de portraits cinématographiques » est le titre d’une exposition du photographe vétéran Mohamed Bakr, à « Photopia ». Au cours de sa carrière, il a capturé les scènes les plus remarquables et les plus emblématiques de l’industrie du cinéma en Egypte, ainsi que ses vedettes. Et ce, depuis les années 1950.

 

Omar Gabr

Jusqu’au 9 mars, de 10h à 21h

Galerie Ubuntu.

Dans son exposition intitulée « L'ex-Brit Milah de Rembrandt », l’artiste plasticien égyptien Omar Gabr fait la satire en peintures, dans un style bruyant et coloré. Une invitation de la part de Gabr et à sa manière, au cœur de l’œuvre et de la vie de Rembrandt, artiste peintre et graveur néerlandais du 17ème siècle, de cette figure majeure de la peinture baroque. Les peintures exposées sont des autoportraits réfléchis.

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