Mardi, 23 avril 2024
Culture > Arts >

Décès de Rayes Zakaria, figure emblématique de la musique patrimoniale égyptienne

Amira Noshokaty, Lundi, 12 février 2024

Zakaria Ibrahim, alias Rayes Zakaria, pionnier de la préservation musicale avec sa troupe Al Tanboura, est décédé au Caire le 12 février, laissant derrière lui un héritage culturel riche.

Rayes Zakaria

Zakaria Ibrahim, mieux connu sous le pseudonyme de Rayes Zakaria, fondateur de la troupe Al Tanboura spécialisée dans les chants traditionnels, est décédé le lundi 12 février au Caire.

Pendant plus de quatre décennies, « El-Rayes » (le chef) a consacré sa vie à la préservation et à l'interprétation du patrimoine musical de Port-Saïd, sa ville natale, à travers la Troupe du patrimoine folklorique de Port-Saïd, fondée en 1980.

Dans un entretien avec Ahram Online, Ibrahim avait expliqué que son engagement initial se focalisait sur la sonorité de la Semsemya. Cinq ans après, il réintroduisit la Tanboura, ancêtre plus volumineux et source d'inspiration de la Semsemya, datant de l'époque de l’Egypte ancienne, renommant ainsi son groupe Al-Tanboura.

Leur chant, "Nous les Bamboteya, personne n'est comme nous, bateliers marchands du canal", illustre l'association de la Semsemya avec l'histoire marchande de Port-Saïd. Utilisant des ManBoats pour vendre des biens aux navires de passage via la langue des signes, cette pratique commerciale a inspiré une danse patrimoniale liée à la Semsemya.

Ibrahim, dans sa quête de préservation du patrimoine musical au-delà de la Semsemya, cofonde le Centre Mastaba pour la musique folklorique égyptienne en 2000.

L'enregistrement et l'archivage des chansons, musiques et instruments traditionnels égyptiens, ainsi que la préservation des voix et de l'histoire musicale égyptienne, étaient au cœur de la mission du centre. Il initie également le théâtre El-Damma à Abdeen, Le Caire, devenu un lieu de représentation hebdomadaire pour les troupes patrimoniales.

El Damma, qui signifie se rassembler, reflétait un rituel social à Port-Saïd où la communauté se réunissait pour partager leurs chants ancestraux et jouer de la Semsemya.

Lien court:

 

En Kiosque
Abonnez-vous
Journal papier / édition numérique