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A ne pas rater : Strawberry Swing au Caire et la rétrospective de Gamil Chafik à Ofoq 1

Névine Lameï, Dimanche, 03 décembre 2023

Du 3 au 9 décembre, spectacles de danse, soirées musicales, expositions d'art plastique et films, des manifestations culturelles pour tous les goûts à découvrir au Caire et à Alexandrie.

A ne pas rater

MUSIQUE

Carmen

Le 3 décembre, à 19h
Institut Français d’Egypte, antenne d’Alexandrie.

Carmen, de Georges Bizet, un spectacle musical de danse flamenco, avec la mise en scène de Karine Kavoukji et la réalisation artistique de Sobhi Bédeir. Le spectacle est animé par Nouresta El-Marghany dans le rôle de Carmen et Moustafa Medhat dans celui de Don José. Donia Deghedy joue Michaela et Khaled Samir joue le rôle de Escamillo. Le spectacle musical est accompagné au piano par Mina Hanna. Sur un livret de Henri Meilhac et Ludovic Halévy, la nouvelle adaptation de Carmen de Prosper Mérimée est une œuvre d’opéra-comique rapprochée de l’orientalisme en ce qu'elle se déroule dans une Espagne imaginaire. A la différence de Mérimée, Bizet choisit de faire de Carmen le personnage principal de cette histoire, à contre-pied du carcan moral qui s’abat sur son époque.

Strawberry Swing Band

Le 4 décembre, à 21h
Room Art Space, The Spot Mall, Nouveau Caire

Obsédée par le Coldplay du rock britannique, l’un des plus grands groupes à succès du nouveau millénaire, la troupe égyptienne Strawberry Swing Band joue, de manière improvisée, du métal et du rock progressif, les mêlant au jazz, au blues et à la musique pop. Strawberry Swing Band a vu le jour sur les réseaux sociaux en 2011. Suivie par un large public, essentiellement jeune, elle attire ceux qui rêvent d’un monde plus libre, en leur proposant des œuvres méditatives sur un fond de musique minimaliste et électronique. Les paroles s’inspirent des graffitis et portent sur l’amour, la dépendance, les troubles psychologiques, le travail …

A la mémoire de Callas

Le 4 décembre, à 20h
Grande salle de l’Opéra du Caire, Guézira.

Sous la direction du maestro Nayer Nagui, l’orchestre de l’Opéra du Caire anime une soirée intitulée Callas. Et ce, à la mémoire de Maria Callas. A ce concert participe la soprano grecque Sonia Theodoridou. Et de l’Egypte les sopranos Tahia Shams El-Din, Mona Rafla, Dalia Farouk et Dina Iskander. La Grecque Sophia Cecelia Kalogeropoulos dite Maria Callas (1923-1977), à Paris, est l’une des cantatrices les plus célèbres de son époque et le demeure encore au XXIe siècle. Et ce, par le timbre très particulier de sa voix et son registre étendu. Sa grande virtuosité, alliée à un phrasé unique et son talent de tragédienne, lui permettent d'incarner les personnages avec une grande intensité dramatique. Surnommée « la Bible de l'opéra » par le compositeur et pianiste américain Leonard Bernstein, « la Callas », telle qu'elle est couramment appelée, a bouleversé l'art lyrique dans le monde.

 

Poètes égyptiens et musique arabe

Le 8 décembre, à 20h
Grande salle de l’Opéra du Caire, Guézira.

La troupe nationale de la musique arabe anime un concert intitulé « A la mémoire des poètes égyptiens », sous la baguette du maestro Moustafa Helmy, en collaboration avec les chanteurs de la troupe, dont Iman Abdel-Ghani, Ahmed Saïd, Manar Sami et Mohamed Tarek. Ce groupe a été fondé en 1989, dans le but de collecter le patrimoine musical et lyrique arabe et de le représenter d'une manière académique et scientifique avancée afin que les nouvelles générations puissent se familiariser avec le patrimoine musical arabe et le préserver contre perte ou oubli.

 

Flair allemand

Le 9 décembre, à 20h
Grande salle de l’Opéra du Caire, Guézira.

German Flair (Flair allemand) est une soirée de musique classique allemande sous la direction du maestro Ahmed El-Saedi. La chorale A Capella de l’Opéra du Caire, dirigée par Maya Gvineria, y participe. Le pianiste allemand Severin von Echardstein joue en solo, accompagné par la soprano Dalia Farouk et la mezzo-soprano Amina Khairat. Au programme : œuvres de Johann Sebastian Bach, le compositeur le plus influent de la période baroque et l'un des meilleurs compositeurs de tous les temps. Georg Friedrich Haendel, connu pour ses opéras et décrit comme un génie dramatique. Ludwig van Beethoven, l'un des compositeurs les plus populaires de tous les temps. Felix Mendelssohn, le compositeur de l'ère romantique et d’autres.

 

Booklyn Babies

Le 5 décembre, à 21h
Room Art Space, The Spot Mall, Nouveau Caire

Booklyn Babies est un groupe musical qui offre à ses fans une expérience authentique de Lana Del Rey, une auteure compositrice et interprète américaine. A travers ses chansons, Booklyn Babies explore les thèmes de la tristesse, de la romance tragique, du glamour et de la mélancolie, puisant dans de nombreuses références de la culture pop, en particulier dans l’Americana des années 1950 et 1960.

 

EXPOSITION

 

La 9e Symphonie de Yassa

A partir du 3 décembre, vernissage à 19h.
Galerie Azad, Dandy Mall, Cheikh Zayed, Cité du 6 Octobre

Dans sa nouvelle exposition au même titre que La 9e Symphonie, Waguih Yassa, le maître de l’aquarelle, vivant à cheval entre l’Egypte et le Canada, fait le lien entre les différentes cultures grâce au regard qu’il porte sur l’être humain, sa principale source d’inspiration. Les visages de gens inconnus ou de ses amis qu’il peint constituent pour lui les meilleurs compagnons de route. D’un regard perçant, Yassa parvient tout de suite à déchiffrer leurs peines et leurs joies et d’en faire part dans des portraits à l’aquarelle saisissants. Voici des scènes d’Al-Leila Al-Kébira peintes à la manière de Yassa, avec des compositions abstraites, vives et mouvantes dans le spectaculaire folklorique le plus représentatif de l’esprit populaire égyptien. Les peintures de Yassa ressuscitent l’opérette lyrique La Grande Nuit du grand Salah Jahine qui reste une inspiration pour de nombreuses générations.

Le code des deux roues

Le 3 décembre, à 20h
Espace d'art Rawabet, 5 Hussein Bacha Al-Meamari, centre-ville du Caire.

The Two Wheel Code est une pièce de théâtre physique sur les luttes quotidiennes de trois personnages qui se déplacent en fauteuil roulant dans Le Caire. Sur le chemin de leur vie quotidienne, ils rencontrent quelques défis. C’est à travers l’expression physique et artistique qu’ils explorent les moyens de s’adapter aux luttes quotidiennes en essayant de donner un sens aux nombreux problèmes qui les entourent.

 

Laughter Party Vol 6

Le 3 décembre, à 21h
Room Art Space, The Spot Mall, Nouveau Caire

Le groupe Kaju fait un grand retour sur scène de l’art de la comédie. Il propose une sélection des plus grands sketchs de l’histoire de l’humour dans le monde. Et ce, en partageant des anecdotes hilarantes, des observations pleines d'esprit et des blagues carrément déchirantes.

 

What Have The Years Done To Us

Les 3 et 4 décembre, à 19h30
​Théâtre Falaki, rue Falaki, Université américaine du Caire, place Tahrir, centre-ville du Caire.

La pièce de théâtre What Have The Years Done To Us (qu'est-ce que les années nous ont fait), mise en scène par Mohamed Samir, raconte l'histoire d'un couple moderne. Tout en essayant de communiquer leurs sentiments l'un envers l'autre à différentes étapes de leur relation, la présence de leurs voix intérieures est remarquée. La pièce explore le contraste entre ce que nous pensons et ce que nous disons dans le contexte de l'amour et des relations.

Rétrospective Gamil Chafiq

Du 4 décembre au 3 janvier (vernissage à 19h)
Galerie Ofoq 1, annexée au musée Mahmoud Khalil et son épouse. 1, rue Kafour, Al-Doqqi.

Une rétrospective de l’artiste vétéran Gamil Chafiq (1938-2016), nom incontournable de la scène artistique égyptienne, se tient à la galerie Ofoq 1. Défini par ses fans comme « le simple philosophe », Chafiq a déjà sa recette. Comme s’il voulait éveiller l’humanité de l’homme, revenir aux origines et au commencement. Sans coloris. Juste des traits noirs, des ombres. Les protagonistes de Gamil Chafiq, hommes et femmes, se déclinent et se ressemblent sans vraiment être semblables. Ils sont dépeints comme une réminiscence d’un passé lointain. Des corps de femmes exubérants, nus et surtout libres de toute contrainte, avec des formes charnues et généreuses et des cheveux aux vents. Des chevaux. Des poissons. Des visages masculins longs, aux lignes affinées, avec de grands yeux noirs comme ceux des portraits du Fayoum ... Le monde artistique de Chafiq est excellé dans la simplicité et le naturel.

 

Les Magazib de Nosseir

Jusqu’au 3 janvier, de 10h à 21h (sauf le vendredi)
Galerie Machrabiya. 5, rue Mahmoud Bassiouni, centre-ville.

Hanté par les fantômes des conversations, des rencontres fatales et des esprits déchus, Ahmed Nosseir crée dans son exposition Magazib (charlatans ensorcelés) une chaîne de métaphores qui apparaissent dans des variations infinies, des personnages inconnus dépeints sous une lumière brumeuse. C’est cette force intangible et ensorcelée que Nosseir capte dans ses peintures. Des arrière-plans sombres et diffus sont juxtaposés, dans un beau jeu de contraste, à des coups de pinceau colorés, vibrants et intenses. C’est la vie telle que la conçoit Nosseir.

CINEMA

Taht Al-Chagara

Le 7 décembre
Plateforme Shahid

Taht Al-Chagara (sous les figues), un film de Erige Sehiri. En Tunisie, les étés se suivent et se ressemblent dans les villages du nord du pays, région réputée pour ses figues. Sana, Mariem et Fidé se mêlent à leurs aînées pour la nouvelle récolte. Ces trois adolescentes en profitent pour mener des discussions animées sur divers sujets, notamment l'amour ...

 

Dégradé

Le 3 décembre, à 19h
Institut néerlando-flamand du Caire, 1, rue Dr Mahmoud Azmi, Zamalek.

Réalisé par les frères jumeaux Arab et Tarzan Nasser, Dégradé est leur premier long métrage. Ce film a fait sa première au Festival de Cannes en 2015, à la Semaine de la Critique. Dégradé se déroule entièrement dans un salon de coiffure pour femmes à Gaza par une chaude journée d’été. Aujourd’hui, l’électricité est allumée et le salon de beauté de Christine regorge de clientes. La journée de loisirs des jumeaux est perturbée lorsque des coups de feu éclatent de l'autre côté de la rue. Une famille de gangs a volé le lion du seul zoo de Gaza, alors qu’un affrontement entre la police et un gangster local se déroule hors des murs du salon. Les femmes restent coincées à l’intérieur pendant treize heures.

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