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De grands noms à l’affiche

Dalia Chams, Mardi, 01 octobre 2019

L’un des avantages d’être présent à Gouna est de visionner des films, créés par des grands noms du cinéma ou primés de part et d’autre, dans les festivals du monde entier.

De grands noms à l’affiche
Douleur et gloire.

Ces films sont projetés souvent hors compétition, mais ils constituent un beau panorama, reflétant tout ce qui a été produit ou présenté durant l’année. Ainsi, sans se rendre à Cannes, à Venise, à Berlin, ou autres, les amateurs de cinéma ont eu droit à plusieurs Premières arabes, notamment en l’absence d’un rival important, à savoir le Festival de Dubaï, dont la der­nière édition s’est déroulée en décembre 2017.

Les programmateurs du Festival de Gouna ont sélectionné des oeuvres qui ont fait couler beaucoup d’encre, comme le film introspectif de Pedro Almodovar, Douleur et gloire, avec Antonio Banderas (prix d’interprétation masculine à Cannes 2019). Le célèbre réalisateur espagnol crée un personnage qui lui ressemble pour beaucoup, en faisant constamment référence à sa vie et ses films : La loi du désir, La mauvaise éducation, Tout sur ma mère. Pour oublier la dépression qui le ronge, il consomme des produits hallucinogènes et se réfugie dans le passé, en pensant aux évènements et aux personnes qui l’ont marqué, sa mère en premier sans doute.

Le dernier film en date de Ken Loach, Sorry We Missed You, a été également en projection. Il met en scène une famille bien soudée, dont le père et la mère décident de changer d’activités professionnelles, afin de mieux subvenir à leurs besoins. Le père achète une camionnette et devient chauffeur-livreur. Les dérives de ce monde nouveau ont des répercussions majeures sur toute la famille.

Le troisième grand nom du festival fut le réalisateur japonais Hirokazu Kore-Eda, qui a reçu la palme d’or en 2018, pour son film Une affaire de famille, présenté à Gouna l’an dernier. Cette année, il y est retourné avec son nouveau film, La vérité. L’oeuvre qui a fait l’ouverture de la Mostra de Venise est un face-à-face mère-fille : Catherine Deneuve et Juliette Binoche. Le réa­lisateur continue donc à traiter de thèmes qui ont trait aux tensions familiales, mais contrairement à son habitude, il pose sa caméra loin de sa zone géogra­phique. Il tourne en France, et en français, alors qu’il ne parle que japonais, et a recours à des stars, alors qu’il a souvent dirigé des acteurs non-profession­nels. La confrontation entre Fabienne, la star de cinéma, après la publication de ses mémoires, et sa fille Lumir, scénariste vivant à New York, a fait moins d’enthousiastes parmi le public de Gouna, à comparer avec son film Une affaire de famille.

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