Mercredi, 21 février 2024
Al-Ahram Hebdo > Arts >

Le club des maris infidèles tient ses promesses

Yasser Moheb, Lundi, 28 janvier 2019

Nadi Al-Régal Al-Serri (le club secret des hommes) est une comédie sociale actuellement dans les salles, marquant les retrouvailles du tandem Karim Abdel-Aziz et Ghada Adel, après 15 ans d’absence. Un pari réussi sur le plan commercial.

Le club des maris infidèles tient ses promesses
Des gags et des quiproquos amusants.

On peut dire que le comédien Karim Abdel-Aziz a atteint son but, en essayant d’échapper à la saison estivale. Son dernier film, actuellement dans les salles de cinéma, réalisé par Khaled Al-Halafawi, fait l’unanimité des critiques et du public, durant cette saison de mi-année scolaire.

Nadi Al-Régal Al-Serri (le club secret des hommes), écrit par le scénariste et comédien Ayman Wattar, retrace le parcours haut en couleur d’un couple principal, à savoir le jeune dentiste Adham— interprété par Karim Abdel-Aziz— et Hagar— jouée par Ghada Adel— cette femme au foyer assez autoritaire. Sa jalousie la conduit à suivre son mari partout et à l’obliger à s’habiller de manière à ne pas attirer sur lui les regards. Toutefois, ce mari qui a l’air si fidèle est un vrai coureur de jupons. Il a même fondé avec des amis un groupe, Nadi Al-Régal Al-Serri (le club secret des hommes). Les membres du club sont tous des maris qui ont des relations extra-conjugales et qui cachent bien leur jeu. Mais leurs plans ne tarderont pas à être dévoilés, grâce à la ruse féminine.

Le scénario tient la route tout au long de ses deux grandes parties, grâce à une suite d’événements, tant fantaisistes que drôles, menant à une comédie de situations bien évidente. Captivant par quelques gags enchaînés, le scénario du film abonde néanmoins de clichés et de quiproquos, finalement assez amusants.

Excellent Magued Al-Kédwani

Les personnages naturels et spontanés manquent parfois d’originalité. Cela s’applique à Ghada Adel, Bayoumi Fouad ou Moataz Al-Touni, alors que Magued Al-Kédwani excelle à faire rire sans le moindre effort. Ghada Adel dans le rôle de la jeune épouse belle et moderne et la Syrienne Nesrine Tafech dans le rôle de la femme séduisante: rien de nouveau au niveau du casting ou de l’interprétation.

La mise en scène du jeune Khaled Al-Halafawi est aussi soignée qu’esthétique. L’image est belle et colorée, grâce au directeur de la photographie Moustapha Fahmi. La bande musicale vive de Amr Ismaïl est parfaite pour ce genre de comédie sociale. Le montage de Soulafa Noureddine est bien cadencé. Voilà un tout visuel réussi et prenant.

Au final, quoique Nadi Al-Régal Al-Serri reste sans grande originalité, cette comédie simple et fraîche a réussi à accomplir sa mission principale: celle de distraire le public, sans grande sophistication ni beaucoup d’artifices .

Lien court:

 

En Kiosque
Abonnez-vous
Journal papier / édition numérique