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Mohamad Mahrous Emara : Certaines MTN sévissent encore

May Atta , Dimanche, 12 février 2023

Le Dr Mohamad Mahrous Emara, chef du département de microbiologie à la faculté de pharmacie de l’Université de Hélouan, fait le point sur les MTN en Egypte.

Mohamad Mahrous Emara

Al-Ahram Hebdo : Où en est l’Egypte en matière de la lutte contre les Maladies Tropicales Négligées (MTN) ?

Dr Mohamad Mahrous Emara : Certaines MTN sévissent encore en Egypte, tandis que d’autres ont largement disparu du fait de la mise au point de traitements efficaces, ou du fait de la disparition des agents pathogènes.

— Pourtant, selon l’OMS, l’Egypte fait partie des 23 pays prioritaires dans le monde pour la lèpre avec la Somalie et le Soudan …

— La lèpre a considérablement diminué en Egypte. Il y a 30 ans, le nombre de malades de la lèpre était dans l’ordre de 75 000 cas, selon les statistiques du ministère de la Santé. La plupart des patients étaient retenus dans une colonie à Abou-Zaabal et n’étaient pas autorisés à se mêler à la société pour limiter la propagation de la maladie. Aujourd’hui, après la découverte d’un traitement efficace, le nombre de cas ne dépasse pas les 600, et la maladie est vouée à disparaître complètement dans les prochaines années.

— Pourquoi la rage, qui fait partie des MTN, reste-t-elle endémique en Egypte ?

— C’est une maladie que l’on retrouve dans des pays où les chiens errants ne sont pas vaccinés contre ce virus, comme c’est le cas en Egypte. Heureusement, le traitement de la morsure de chien a beaucoup évolué, on est passé de 21 à 5 injections.

— L’OMS se félicite du fait que le traitement de la schistosomiase, connue aussi sous le nom de bilharziose, a été utilisé avec succès dans plusieurs pays, dont l’Egypte. Quel est l’état de cette maladie aujourd’hui ?

— Le traitement de la schistosomiase est apparu en Egypte dans les années 1960, mais les seringues en verre disponibles à cette époque ont malheureusement aidé à la propagation du virus C en raison du manque de stérilisation. Un nouveau traitement est apparu à la fin des années 1980 sous forme de comprimés, ce qui a largement contribué à la baisse des cas.

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