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Coronavirus : Un rebond qui inquiète

Chérif Albert, Mercredi, 23 mars 2022

Après plus d’un mois de déclin, les cas de Covid-19 ont recommencé à augmenter la semaine dernière. L’OMS avertit : cette augmentation n’est que la « pointe de l’iceberg ».

Coronavirus : Un rebond qui inquiète
L’Egypte a enregistré une moyenne quotidienne de 788 nouveaux cas et 12 décès au cours de la semaine écoulée. (Photo : Reuters)

La pandémie de Covid-19 a poursuivi sa reprise dans le monde, en particulier en Asie et en Europe. Avec 1,8 million de contaminations enregistrées chaque jour, soit une hausse de 12% sur sept jours selon un bilan de la semaine du 10 au 17 mars, l’indicateur poursuit sa reprise observée il y a deux semaines. Des pays d’Europe occidentale ont observé un rebond épidémique, comme en France (+35%), en Italie (+42%) ou au Royaume-Uni (+42%), et plusieurs pays asiatiques battent actuellement leurs records de contamination, dont la Corée du Sud, le Vietnam et la Thaïlande. La reprise de la pandémie est tirée par l’Océanie, où les contaminations ont bondi de 86% par rapport à la semaine précédente, l’Asie (+23%) et l’Europe (+7%).

La situation a continué en revanche de s’améliorer nettement en Afrique (-56%), au Moyen-Orient (-26%), dans la zone Amérique latine-Caraïbes (-20%) et dans la zone Etats-Unis-Canada (-12 %).

Cela dit, le nombre de décès est en recul dans toutes les régions du monde, avec 5401 décès quotidiens en moyenne, soit une baisse de 20% par rapport à la semaine précédente. En proportion de la population, le territoire ayant enregistré le plus de décès au cours de cette période reste Hong Kong, avec 26,49 morts pour 100 000 habitants.

En Egypte, le ministère de la Santé a déclaré qu’au cours de la semaine du 12 au 18 mars, le pays avait enregistré une moyenne quotidienne de 788 nouveaux cas et 12 décès. Selon les responsables de la santé, l’Egypte a dépassé la « phase difficile » de la dernière vague de la pandémie.

Plusieurs facteurs

Une combinaison de facteurs était à l’origine de ces augmentations, notamment le variant hautement transmissible d’Omicron et sa sous-lignée BA.2, et la levée des mesures de santé publique et sociales, a déclaré l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS). « Ces augmentations se produisent malgré la réduction des tests dans certains pays, ce qui signifie que les cas que nous constatons ne sont que la pointe de l’iceberg », a déclaré le chef de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus. Les faibles taux de vaccination dans certains pays, dus en partie à une « énorme quantité de désinformation », ont également expliqué cette augmentation, ont déclaré des responsables de l’OMS.

Un certain nombre d’experts ont fait part de leur inquiétude quant au fait que l’Europe soit confrontée à une autre vague de coronavirus, avec une augmentation des cas depuis début mars en Autriche, en Allemagne, en Suisse, aux Pays-Bas et au Royaume-Uni. Cependant, rien n’indique que le variant en circulation provoque une maladie plus grave ou que de nouveaux variants entraînent une augmentation des cas.

« Je suis d’accord avec l’assouplissement des restrictions, car vous ne pouvez pas le considérer comme une urgence après deux ans », a déclaré Antonella Viola, professeure d’immunologie à l’Université italienne de Padoue. « Il faut juste éviter de penser que le Covid-19 n’est plus là. Et donc maintenir les mesures strictement nécessaires, qui sont essentiellement la surveillance et le suivi continus des cas, ainsi que le maintien de l’obligation du port du masque dans les lieux fermés ou très fréquentés » .

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