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Patrick Tete : Nous voulons renforcer la coopération franco-égyptienne dans le domaine de la santé

Lundi, 19 novembre 2018

Patrick Tete, directeur général de Servier Egypt, revient sur la place de cette compagnie au sein du secteur égyptien de la santé et ses objectifs au cours de la prochaine période.

Nous voulons renforcer la coopération franco-égyptienne dans le domaine de la santé

Comment Servier se différencie des autres sociétés pharmaceutiques ?

Patrick Tete : Servier est un laboratoire pharmaceutique international gouverné par une fondation et son siège se trouve en France dans la région parisienne. S’appuyant sur une solide implantation internationale dans 149 pays et sur un chiffre d’affaires de 4,2 milliards d’euros en 2017, Servier emploie 21 700 personnes dans le monde. Totalement indépendant, le groupe réinvestit 25 % de son chiffre d’affaires dans la recherche et le développement et utilise tous ses bénéfices au profit de son développement. La croissance du groupe repose sur la recherche constante d’innovation dans cinq domaines d’excellence : les maladies cardiovasculaires, immuno-inflammatoires et neuropsychiatriques, les cancers et le diabète, ainsi que sur une activité dans les médicaments génériques de qualité. Servier propose également des solutions d’e-santé allant au-delà du développement de médicaments.

— Quels sont les atouts de Servier en Egypte ?

— L’atout de Servier en Egypte, c’est d’abord une présence de longue date — dès les années 1970 — qui lui a permis de nouer de solides relations tant avec les médecins que les patients. D’autant que son engagement sur ce marché a été confirmé en 1994 par le démarrage d’une première unité de production à côté du Caire, afin de fournir des produits à des prix accessibles aux patients. Le site de production de Servier approvisionne aussi certains autres pays de la région comme le sultanat d’Oman, les Emirats arabes unis, le Yémen et certains pays d’Afrique anglophone comme le Kenya, le Nigeria et l’Ethiopie.

Nous voulons renforcer la coopération franco-égyptienne dans le domaine de la santé

5e du groupe en nombre d’unités produites et 20e en valeur avec un chiffre d’affaires de 40 millions d’euros (suite à la dévaluation de la livre), la filiale égyptienne de Servier emploie aujourd’hui quelque 450 personnes. Et dans le plan de développement international du groupe, elle occupe une place importante en raison — c’est son deuxième atout — d’une gamme de médicaments de qualité, bien adaptée aux pathologies du pays et à des prix à la portée des patients. Servier se classe d’ailleurs au premier rang pour les maladies cardiovasculaires et le diabète qui représentent les principales causes de mortalité dans le pays. Ce succès est également lié — c’est son troisième atout — aux relations qui ont pu être tissées avec les leaders d’opinion. Ces leaders ont facilité l’intégration des données cliniques probantes des médicaments Servier dans la pratique quotidienne. Ils ont, en effet, été en mesure d’éduquer les professionnels de la santé quant à la nécessite d’utiliser ces données lorsqu’ils traitent et gèrent les patients et de les en convaincre.

— En devenant membre du Groupe Santé, quels sont les objectifs que Servier envisage de réaliser en Egypte ?

— C’est dans le cadre de son adhésion au Groupe Santé que Servier entend renforcer la coopération franco-égyptienne dans le secteur de la santé et faciliter la mise en place de programmes pédagogiques originaux avec les praticiens hospitaliers, afin de participer à améliorer la prise en charge des patients égyptiens. Un programme majeur et original d’enseignement par simulation des jeunes spécialistes (cardiologues, chirurgiens vasculaires …) aux techniques d’intervention chirurgicales modernes par des universitaires est maintenant initié. L’aphorisme suivant pourrait résumer l’objectif de cet enseignement : « jamais les premières fois chez le patient », car la maîtrise d’un geste ou d’un acte ne se maîtrise pas en une seule fois. Servier s’est maintenant associé au programme de formation aux techniques d’intervention initié par la Société égyptienne de cardiologie et l’Académie militaire. L’enseignement par simulation en cardiologie et chirurgie vasculaire, c’est maintenant ! Et Servier est fier d’y contribuer.

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