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Dernier mot : Junk food

Mercredi, 20 décembre 2023

Est-ce vrai ce qui est rapporté sur les réseaux sociaux à propos de la plainte déposée par McDonald’s auprès du premier ministre, Mostafa Madbouly, après le boycott par les Egyptiens de ses produits en raison de l’aide, qui s’élève à des milliards de dollars, octroyée par l’entreprise américaine à Israël qui mène une guerre d’extermination contre le peuple palestinien ?

Une lettre attribuée à l’entreprise à ce sujet a été publiée, indiquant qu’elle ne serait pas en mesure de payer le pourcentage en devises étrangères qu’elle doit à la compagnie mère aux Etats-Unis en contrepartie de l’usage de la marque de McDonald’s, soulignant que cela nuirait au climat de l’investissement en Egypte. Elle a informé le premier ministre qu’elle se devrait de réduire la main-d’oeuvre et de quitter complètement le marché égyptien. Loin des menaces inappropriées contenues dans le communiqué adressé par McDonald’s au premier ministre, je ne suis pas convaincu que l’économie égyptienne dépend pour son redressement du hamburger de McDonald’s, qui est d’ailleurs mauvais pour la santé, selon les témoignages des Américains eux-mêmes qui le qualifient de junk food.

Les ventes de McDonald’s ont connu un repli significatif aux Etats-Unis au cours des dernières années. L’entreprise compte actuellement plus sur les pays du tiers-monde, qui petit à petit comprennent que la consommation de tels éléments nutritifs nuit à la santé.

Mais, il semble que les amis d’Amérique (et je ne veux pas dire Israël) ne sont pas du tout concernés par la santé des Egyptiens, leurs bénéfices sont bien plus importants. Ainsi, ils font la promotion d’une allégation que McDonald’s a osé insérer dans la lettre adressée au premier ministre, selon laquelle le recul du chiffre des ventes de l’entreprise, qui soutient le meurtre des enfants à Gaza, nuirait à l’économie égyptienne. A l’heure où le boycott des produits étrangers donne une impulsion à la consommation des produits égyptiens qui auront besoin de main-d’oeuvre supplémentaire. Bref, si de telles entreprises tenaient beaucoup à la main-d’oeuvre égyptienne, pourquoi ne l’emploient-elles pas dans une industrie nationale égyptienne qui n’utiliserait pas la marque commerciale américaine haineuse ? Ou bien toute l’affaire n’a rien à voir avec l’intérêt porté à la main-d’oeuvre nationale et à l’économie égyptienne qui s’effondrerait en cas de non-consommation du junk food ?!

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