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Dernier mot : La faiblesse de l’Homme

Mercredi, 22 février 2023

Malgré tous les discours sur la capacité de l’Homme de maîtriser la nature, celle-ci confirme de temps à autre sa force et réussit à vaincre l’Homme comme cela se passait il y a des centaines de milliers d’années avant le progrès technologique actuel, lorsque l’homme primitif souffrait du tonnerre, de la foudre, des ouragans, des torrents et des tremblements de terre, tout comme il en souffre aujourd’hui.

 L’Homme a altéré la nature et l’a détruite, mais il n’a pas réussi à la contrôler. La preuve en est l’impitoyable tremblement de terre qui a récemment frappé la Syrie et la Turquie et qui a fait plus de 20 000 victimes dont la majorité sont des Syriens, du fait que la majorité des habitants du sud de la Turquie étaient des Syriens fuyant la guerre dans leur pays. En plus de dizaines de milliers d’autres qui ont été déplacés des deux côtés et sont devenus sans abri.

Selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), 23 millions de personnes ont été directement ou indirectement touchées par le tremblement de terre en Syrie, dont 5 millions dans une situation grave, alors que l’hiver rigoureux a entravé les efforts de recherche et de sauvetage, ainsi que la fourniture d’abris. Les pertes matérielles en Syrie et en Turquie sont estimées à environ 4 milliards de dollars. L’être humain est plus faible que nous l’imaginons, mais il semble aussi que ses moeurs soient faibles. Alors que les pays occidentaux se sont empressés d’offrir des aides humanitaires à la Turquie, les sanctions imposées à la Syrie ont retardé l’acheminement de ces aides, bien que la zone sinistrée soit sous le contrôle de l’opposition syrienne. En effet, le ministre syrien de l’Intérieur, Hussein Makhlouf, a déclaré que les Etats-Unis empêchaient l’arrivée des aides à la Syrie. Le fait qui a poussé le secrétaire général de l’Onu, Antonio Guterres, à lancer un appel à ne pas politiser la tragédie humanitaire qui a frappé la Syrie, à un moment où les équipes de secours ont averti que chaque heure de retard dans l’acheminement des aides dans la zone sinistrée causait 50 morts. Mais l’acheminement des aides vers la Syrie nécessite une coordination avec le régime syrien boycotté par l’Occident, car la région sinistrée n’a pas d’aéroport et la route qui y mène est le passage de Bab Al-Hawa à la frontière turque.

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