Dimanche, 14 juillet 2024
Opinion > Dernier Mot >

DERNIER MOT : Les pièges de la politique

Mercredi, 09 mars 2022

L’histoire a connu plusieurs guerres qui étaient des pièges tendus par une partie contre une autre. L’exemple le plus marquant est celui de l’invasion iraqienne du Koweït. Les Etats-Unis avaient encouragé Saddam Hussein à envahir le Koweït tout en lui assurant qu’ils n’interviendraient pas. Mais dès que les forces iraqiennes avaient envahi le Koweït, les Etats-Unis ont soulevé le monde contre Saddam Hussein.

Dans la crise actuelle entre la Russie et l’Ukraine, Washington a-t-elle joué un rôle semblable en poussant la Russie à envahir l’Ukraine ? Les Etats-Unis et l’Europe ont oeuvré à attirer l’Ukraine au sein du camp occidental, depuis sa séparation de l’Union soviétique, en l’encourageant à demander son adhésion à l’Union européenne et en faisant allusion à la possibilité de son intégration à l’Otan.

Les débutants en études de politique internationale comprennent parfaitement que la Russie n’acceptera jamais cette situation qui constitue une menace militaire à ses frontières sud. En réalité, la position géographique et politique de l’Ukraine lui impose de rester un Etat neutre pour éviter la menace russe, d’un côté, et garantir, de l’autre, la coopération fructueuse avec l’Occident. Cependant, le président ukrainien s’est aligné sur le camp occidental en pensant qu’il serait sous la protection américaine et que la Russie ne pourrait lui porter aucun préjudice. Or, la position adoptée par le président ukrainien a poussé Poutine à envahir son pays comme l’a fait Saddam Hussein en envahissant le Koweït. Ce qui a permis aux Etats-Unis d’encercler son ennemi principal avec qui ils disputent le leadership du monde, en exploitant la colère internationale pour lui imposer des sanctions politiques et économiques. Chose qui n’aurait pu être faite avant l’invasion; ce qui a octroyé à Washington un avantage supplémentaire dans sa guerre froide contre la Russie.

Malgré les pertes encourues par la Russie, le grand perdant dans ce combat reste l’Ukraine avec son président sioniste et imprudent qui a de tout temps défendu l’agression israélienne contre le peuple palestinien et qui a choisi de s’allier à la menace militaire occidentale aux frontières de son voisin puissant, au lieu de respecter la neutralité qui était le meilleur moyen de bâtir un Etat fort et en sécurité.

Lien court:

 

En Kiosque
Abonnez-vous
Journal papier / édition numérique