Jeudi, 22 février 2024
Opinion > Opinion >

L'intifada du 23 février

Lundi, 26 novembre 2012

Le 23 novembre marquera une date importante dans l’histoire contemporaine de l’Egypte et dans la voie de la révolution égyptienne, la révolution du 25 janvier 2011. L’Histoire retiendra qu’en ce jour, les Egyptiens se sont dirigés vers la place Tahrir non seulement depuis tous les quartiers du Caire, mais aussi à partir de tous les gouvernorats d’Egypte. C’est ainsi que se répètent les événements du 25 janvier, lorsque les habitants de Haute-Egypte, de Basse-Egypte, du Canal, de Matrouh et du Sinaï sont venus participer à la grande intifada pour la liberté !

Il est de notre fierté que les nouveaux Egyptiens,les Egyptiens de l’après 25 janvier, ont rapidement réalisé l’essence de la dernière déclaration constitutionnelle catastrophique promulguée par le président Morsi. Une déclaration qui ancre une nouvelle dictature sans précédent dans l’histoire du pays. Malheureusement, le président s’est confiné dans son palais présidentiel entouré de ses partisans auxquels il a adressé un mot à partir de l’estrade du Parti Liberté et justice, utilisant des termes et des expressions qui prêtent à l’inquiétude : « Je ne peux pas fermer les yeux sur ceux qui essayent de détruire l’Etat. Ils ne sont pas nombreux, mais ils représentent un danger pour les objectifs de la révolution », « J’ai été surpris par celui qui a déclaré qu’il allait promulguer un verdict pour la dissolution du conseil. C’est chose étrange, car c’est lui aussi qui essaye d’apparaître comme celui qui peut se protéger par un couvert légitime », « Je respecte les opposants et non les baltaguis(hommes de main) et les mercenaires, on ne peut permettre que de l’argent pourri engrangé sous un régime corrompu soit utilisé pour détruire les institutions », « Je respecte l’opposition claire et franche, mais qu’il y ait de l’argent pourri, c’est une chose qui ne trouvera pas de place dans la nouvelle Egypte. J’ai entendu les interrogatoires des enfants qui disent avoir reçu de l’argent pour lancer des pierres contre les forces de sécurité dans la rue Mohamad Mahmoud », « La loi est claire, l’institution de la justice est forte, quant à ceux qui veulent se cacher derrière l’institution, je ne vais pas les laisser faire. N’allez pas croire que je ne vous vois pas ou que je ferme les yeux sur vos comportements », « Lorsque je constate que le verdict de la Cour est déclaré 2 ou 3 semaines avant la tenue de la séance, je dois demander des comptes », « A ceux qui complotaient pour la destruction, je dis que le couvert sous lequel vous vous croyez protégés est beaucoup plus grand que vous ».

Que signifie tout ceci ? Ceci signifie que face à l’intifada du 23 novembre, le président Morsi est encore incapable de réaliser la teneur despote et dangereuse de la déclaration constitutionnelle qu’il a émise, mais aussi qu’il insiste à avancer sur la même voie vers des horizons inconnus et dangereux pour l’avenir de l’Egypte.

Lien court:

 

En Kiosque
Abonnez-vous
Journal papier / édition numérique