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Quelle différence !

Mardi, 20 novembre 2012


Au lieu de demander au nouveau patriarche de se taire sur les affaires des coptes, nous devons plutôt demander à l’Eglise qu’il préside ce fardeau pour que les institutions de l’Etat assument la responsabilité de résoudre les problèmes des citoyens et assurer leur protection et sécurité.

Malgré tous les détails du combat présidentiel américain entre Obama et Romney, tout a pris fin de façon civilisée avec l’annonce de la victoire d’Obama.

Le candidat vaincu n’a pas engagé un nombre de ses partisans pour attaquer la Maison Blanche et empêcher le président élu d’y pénétrer. Il n’y a pas eu d’accrochages entre les partisans des deux candidats dans les rues parce que la démocratie réelle signifie la victoire et la défaite.

Il en est de même pour la dernière élection présidentielle française, quand Sarkozy a été vaincu. Le lendemain, il a salué son adversaire sans peur, bien qu’il habite à l’Elysée et détienne toutes les rênes de l’Etat.

Ces exemples de comportements civilisés représentent l’esprit réel de la démocratie loin de la falsification, de l’isolement et de la force. Les Etats qui font leur premier pas sur la voie de la démocratie doivent avant tout apprendre ses principes en ce qui concerne le dialogue, la culture, la différence et le respect des résultats des élections.

Et surtout comprendre qu’arriver au pouvoir n’est pas un objectif en soi, mais un moyen de servir les peuples, de réaliser la justice et d’instaurer un Etat moderne et développé.

Il est facile de faire une simple comparaison entre le contexte positif des élections présidentielles aux Etats-Unis et en France d’un côté, et la situation dans la rue égyptienne après les élections de l’autre.

En effet, la scène est dominée par des conflits entre les courants politiques, car l’objectif de chaque courant est d’avoir une domination complète sans aucun sens des responsabilités.

Aux Etats-Unis, en France et dans n’importe quel Etat démocratique, les conflits et les combats prennent fin dès l’annonce des résultats des élections et les citoyens reviennent à leur travail.

Mais chez nous, la rue continue à bouillir, les accusations échangées ne cessent pas, et les grèves et sit-in n’ont pas de fin. En plus de tout cela, il y a un peuple qui ne travaille plus.

Les moindres des principes de la démocratie sont de reconnaître l’autre avis et d’engager un dialogue à tous les niveaux. Sinon, la démocratie se transforme en chaos et il devient difficile, voire impossible, de réaliser la sécurité et la stabilité.

Les expériences de l’Histoire ont appris aux peuples comment gérer les conflits idéologiques, comment gérer des avis différents sans accusations ni insultes. Quelle différence !

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