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La classe moyenne clé de l’avenir

Mercredi, 03 septembre 2014

Il est possible de résumer les bouleversements subis par la classe moyenne en deux mots-clés: le dénigrement et l’appauvrissement. Un dénigrement politique de sa haute couche, et un dénigrement politico-économique des couches moyenne et basse.

Cette détérioration de la classe moyenne a été causée par 3 facteurs essentiels: la baisse des revenus, l’absence d’opportunités de travail, la hausse des taux de chômage et, enfin, la hausse des charges financières. Les taux de croissance n’ont pas réussi à améliorer ses conditions de vie à cause d’une distribution non équitable des reve­nus. La croissance a donc bénéficié au haut de la pyramide sociale et ce sont uniquement les membres des hautes classes qui ont profité des nombreux avantages. De plus, la vision du pou­voir politique envers la classe moyenne a contri­bué à aggraver la situation.

Effectivement, le pouvoir politique a commis une grande erreur en négligeant la signification des 3 genres de mouvements de protestation : politique, économique et social (y compris les tensions religieuses). Les facteurs qui ont provo­qué ces protestations traversent la classe moyenne avec ses 3 couches, alors que leurs revendications s’entremêlent. La haute couche cherche à obtenir une part des richesses par l’élargissement du filet d’avantages. Les membres de cette couche qui ont obtenu une bonne éducation moderne se cher­chent également une place au sein du pouvoir en ce concentrant sur les libertés, par l’intermédiaire des réseaux électroniques de communication. Par suite, les couches moyenne et basse ont eu l’au­dace de réclamer l’amélioration de leur niveau de vie d’un côté, et d’être présents sur la scène poli­tique, de l’autre. Là, il est important de signaler que le rapport de développement promulgué en 2009, par la Banque mondiale pour les régions de l’Afrique et du Proche-Orient, a mentionné la nécessité d’assimiler ce qu’il a appelé « le petit cercle privilégié d’investisseurs » émergeant de la classe moyenne. Or, personne n’a fait cas des transformations qui ont lieu en Egypte. C’est de là qu’est née la mouvance du 25 janvier 2011 qui a commencé par des réclamations réformistes, pour aboutir à des revendications radicales.

Quel est l’avenir de la classe moyenne? Il est impératif d’adopter ce que l’on appelle « une participation au pouvoir et à la richesse ». Effectivement, la classe moyenne constitue un grand bloc varié qui a réussi à coexister avec toutes les crises. Les membres de cette couche ont une forte présence en tant que base sociale influente par ses économies, son éducation moderne ou par sa présence dans tous les domaines. De plus, la classe moyenne soutient l’Etat moderne dans sa nouvelle ère.

Il faut donc assimiler toutes les couches de la classe moyenne à l’intérieur de la scène politique et économique. Ce qui implique le fait d'éliminer les contraintes politiques, civiles et culturelles qui lui sont imposées et élargir les espaces de parte­nariat économique.

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