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Les Egyptiens et le Hamas

Mercredi, 27 août 2014

C’est peut-être la première fois depuis le déclenchement du conflit arabo-israélien que les Egyptiens sont dans la confusion quant à l’attaque israélienne contre les Palestiniens de Gaza.

Les Egyptiens se trouvent face à des interroga­tions embarrassantes: les massacres, les incen­dies, la destruction des maisons, des mosquées, des écoles et des hôpitaux sont-ils justifiés, comme le prétendent certains ignorants dans les médias égyptiens? Ou est-ce là des crimes contre l’humanité commis contre les Palestiniens? Notre silence, nous les Egyptiens, peut-il encourager l’Etat hébreu à transgresser la sécurité nationale égyptienne et peut-être même la souveraineté égyptienne pouvant causer une défaite historique de la politique égyptienne dans le cadre du conflit arabo-israélien ?

Il est sûr que la majorité des Egyptiens, et peut-être même le peuple en entier, estiment que l’attaque israélienne contre le peuple palestinien est un crime. Cependant, de nombreux Egyptiens voient aussi que les dirigeants du Hamas ne sont que des « prétendants à la lutte » qui apparais­sent sur les écrans de télé. Et qu’ils commettent une erreur fatale en tentant de renoncer au rôle de l’Egypte et de recourir à des Etats qui ne sont pas en relation directe avec la cause palesti­nienne.

Personne ne peut prétendre que les Egyptiens ont renoncé à la cause arabe mère pour laquelle ils ont sacrifié plus de 100000 martyrs, même avant l’instauration d’Israël. Mais on peut dire que la rue égyptienne est divisée à cause des accusations adressées au Hamas, selon les­quelles le mouvement soutiendrait les groupes terroristes qui commettent des crimes contre la police et l’armée en Egypte. Les Egyptiens pen­sent aussi que le Hamas est encore aux côtés des partisans du président isolé et que le Hamas n’est qu’une branche de la confrérie d’Egypte.

Il ne faut pas que les sentiments négatifs des Egyptiens envers le Hamas ou certains de ses dirigeants retombent sur la cause palestinienne elle-même. Ou sur le droit des Palestiniens à l’autodéfense armée, afin de réaliser leurs ambi­tions d’instaurer leur Etat et de posséder des passeports au nom de l’Etat palestinien au lieu de papiers d’identité jordaniens, syriens, liba­nais, égyptiens ou autre.

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