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Expulsion des Coptes: Une trahison suprême

Mardi, 16 octobre 2012

Il est impératif que la nouvelle Constitution comprenne un texte qui accuse de trahison suprême toute personne commettant le crime d’expulser les coptes, les adeptes de toute religion autre que l’islam ou les membres de tout groupe ethnique ou tribal de leurs foyers, villages ou quartiers. Ce crime dont l’islam est entièrement innocent ressemble aux actes commis par Hitler contre les juifs en Allemagne.

Ce crime est l’un des plus ignobles et des plus dangereux connus dans l’Histoire de l’humanité. Dans le droit international, il est appelé « crime de haine », car celui qui le commet incite à la haine d’un groupe de personnes pour la seule raison qu’il adopte une certaine religion ou appartient à un groupe social différent. Il est alors terrorisé et menacé d’être tué et chassé de son foyer pour la seule raison qu’il est ce qu’il est.

Malheureusement, ces jours-ci, certains éléments islamistes extrémistes de notre société tentent d’expulser les chrétiens de leurs foyers et de leurs villages. Nous avons entendu parler d’actes similaires dans le quartier d’Al-Amériya à Alexandrie, dans le village de Dahchour à Guiza, et enfin, dans la ville de Rafah au Sinaï. Il s’agit de régions éloignées, d’agglomérations primitives dominées par le caractère chaotique quasi tribal. Il s’agit d’agglomérations pauvres où sévissent l’ignorance et le chômage en l’absence totale de l’Etat. Malheureusement, il existe en Egypte de nombreuses régions similaires où peuvent se répéter de tels incidents désolants. Des incidents qui dévoilent la croissance de l’intolérance et de l’incapacité d’une coexistence sociale entre les concitoyens dans certaines régions.

Ce phénomène dévoile que certains groupes islamiques fanatiques peu instruits exercent une sorte de baltaga sociale sur la partie la plus faible que sont les chrétiens dans une tentative de les terroriser et de les obliger à quitter leurs foyers. Dans la plupart des cas, ces groupes tirent leur force de leur appartenance à une tribu qui leur assure un cadre de parenté ou de pouvoir. Ces groupes jouissent généralement d’une certaine richesse et d’un certain pouvoir qui leur confère un certain prestige dans la région. Partant, les décisions qu’ils émettent prennent la force de verdicts émis par les conseils tribaux répandus dans les régions éloignées, où il n’y a ni police, ni justice. Avec l’absence de l’Etat dans ces régions, la partie chrétienne faible, qui ne possède ni tribu qui la protège, ni partisans qui la renforcent, ne trouve d’autre solution que fuir et laisser derrière elle ses propriétés et ses biens pour aller chercher abri ailleurs. Ses biens deviennent le butin des baltagui qui l’ont obligée à fuir.

Ceci signifie tout simplement que l’Etat n’existe pas et qu’il est incapable de protéger ses citoyens. Ceci signifie aussi que ces criminels deviennent de plus en plus forts, de plus en plus criminels et de plus en plus audacieux. Ils ont réussi à acquérir le pouvoir juridique, ils émettent les jugements et ils se chargent de les exécuter.

Il est fort malheureux que les groupes islamiques extrémistes responsables de ces crimes font pire que ce que font les Israéliens avec le peuple palestinien, le dictateur Joseph Staline avec les Mongols musulmans ou les Serbes avec les musulmans et les Kurdes en ex-Yougoslavie.

Espérons que l’assemblée constituante chargée de la rédaction de la Constitution réalisera combien la situation est dangereuse et qu’elle rédige un texte qui protège nos confrères qui meurent avec nous sous le drapeau en défendant nos territoires et qui payent les impôts comme tout le monde. Il est de leur droit de jouir de tous les droits de citoyenneté dont la moindre est la sécurité.

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