Jeudi, 30 mai 2024
Opinion > Opinion >

L’Egypte et la Syrie

Mercredi, 10 octobre 2012

Des rumeurs ont dernièrement circulé parlant dela possibilité d’adresser une frappe militaire arabe contre la Syrie. Ces rumeurs ont acquis de plus en plus d’importance quand un aspect officiel leur a été ajouté.

Cela suite à l’appel adressé aux Etats arabes par l’émir du Qatar, le cheikh Hamad Ben Khalifa, face à l’Assemblée générale de l’Onu, d’intervenir en Syrie, partant de leurs devoirs humain, politique et militaire, après l’échec du Conseil de sécurité à parvenir à une position ferme alors que la violence en Syrie a atteint un degré inacceptable.

Avant tout, il est difficile d’imaginer une frappe militaire arabe sans la participation de l’Egypte. C’est peut-être une des causes essentielles des nombreuses rencontres bilatérales que des parties régionales tiennent avec l’Egypte. C’est peut-être aussi une des raisons de la diffusion d’une fausse nouvelle qui aurait été formulée par Dr Seifeddine Abdel-Fattah, conseiller politique du président Mohamad Morsi. Selon cette rumeur, l’Egypte étudie actuellement la proposition qatari concernant l’intervention militaire arabe en Syrie. Chose que l’Egypte a officiellement niée dans un communiqué, assurant que certaines parties diffusent des avis qui ne sont que les fruits de leur imagination pour occuper l’opinion publique.

Il est évident qu’alors que nous pleurons chaque jour les centaines de victimes syriennes, et alors que nous pensons que des pressions internationales et régionales sont exercées sur l’Egypte pour l’impliquer dans cette prétendue guerre, nous espérons que notre pays n’y jouera aucun rôle. Non seulement parce que rien ne garantit que l’ingérence arabe ne soit qu’un simple camouflage pour ensuite internationaliser la crise syrienne, comme cela s’est passé dans le cas libyen. Mais aussi parce que la situation intérieure de l’Egypte et les répercussions de la révolution nécessitent d’énormes efforts de la part du président, de l’armée, du gouvernement et du peuple, pour réinstaurer la stabilité et pour entamer le processus de reconstruction avant de s’impliquer dans tout acte militaire étranger. Qu’en serait-il alors s’il fallait une intervention contre un Etat voisin ?

Lien court:

 

En Kiosque
Abonnez-vous
Journal papier / édition numérique