Mercredi, 24 avril 2024
Opinion > Opinion >

Oslo, la faillite

Jeudi, 21 septembre 2023

Le 13 septembre 1993 à la Maison blanche à Washington, le premier ministre israélien, Itzhak Rabin, serre la main au chef de l’Autorité palestinienne, Yasser Arafat. Les deux hommes signent les fameux Accords d’Oslo.

Moment historique disaiton car l’accord prévoyait le règlement, par étapes, du conflit israélo-palestinien. Toutes les questions en litige étaient alors sur la table : le sort des réfugiés, le statut de Jérusalem, les colonies … Mais l’espoir a vite laissé la place à la désillusion et au désespoir. La paix tant espérée n’a jamais eu lieu. La raison ? Il y a d’abord le fait que les négociations entre Israéliens et Palestiniens n’ont jamais été menées sur des bases équitables. Les Américains, seuls parrains de la paix, ont toujours pris le parti des Israéliens. Et ces derniers avaient toujours quelque chose à redire, à remettre en cause. Pour sauver les négociations et « faire avancer le navire », Washington n’avait d’autres choix à chaque fois que de faire pression sur la partie faible, c’est-à-dire sur les Palestiniens.

Ensuite, les Israéliens n’ont jamais été vraiment convaincus par une paix juste avec les Palestiniens. Pour preuve, quelques mois seulement après les Accords d’Oslo, un extrémiste israélien, Baruch Goldstein, tuait 29 fidèles palestiniens à la mosquée d’Abraham à Hébron. Et l’année suivante, un jeune juif extrémiste opposé aux Accords d’Oslo, assassinait Itzhak Rabin.

La plupart des gouvernements israéliens qui ont suivi rejetaient le principe de la paix avec les Palestiniens. Après 1993, le retrait israélien des territoires palestiniens ne s’est jamais produit et la colonisation s’est intensifiée à un rythme effréné. Enfin, la classe politique israélienne s’est radicalisée et ne cache plus sa grande hostilité envers les Palestiniens.

Mots clés:
Lien court:

 

En Kiosque
Abonnez-vous
Journal papier / édition numérique