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Shireen Abu Akleh, un symbole

Mercredi, 18 mai 2022

La journaliste d’Al-Jazeera Shireen Abu Akleh,  tuée le 11 mai à Jénine en Cisjordanie alors qu’elle couvrait les affrontements entre l’armée israélienne et les Palestiniens, restera pour toujours un symbole. Née à Jérusalem il y a 51 ans, la journaliste, qui  connaissait bien la ville, est morte après avoir reçu une balle dans la tête. Qui l’a tuée ? Personne ne le sait. Depuis sa  mort, les communiqués se suivent, Israël nie et la communauté internationale condamne ... Et pourtant, les exactions de l’armée israélienne sont quasi quotidiennes dans les  territoires palestiniens. 

Qui ne se souvient pas de Mohamed Dorra ? Cet  enfant palestinien de dix ans, mort dans les bras de son père qui tentait de le protéger lors d’échange de tirs dans la bande de  Gaza entre les forces de sécurité palestiniennes et l’armée israélienne, le 30 septembre 2000, au début de la seconde  Intifada. Le drame, filmé par les caméras de  télévision, avaient fait le  tour du monde, suscitant  une vive émotion. Les Israéliens avaient alors  allégué que l’enfant était mort « par des balles  palestiniennes » avant de  reconnaître finalement la responsabilité de cet acte odieux. 

Shireen Abu Akleh est morte victime du cynisme israélien. Son crime ? Avoir eu le courage d’informer au péril de  sa vie. Sur le toit d’un immeuble de Ramallah en Cisjordanie, un grand panneau publicitaire  montre désormais un portrait de la journaliste, accompagné de ce  message : « Au revoir Shireen, au revoir la voix de la Palestine ».

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