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L’Egypte se porte mieux

Dimanche, 28 juin 2020

L’Egypte a fêté, mardi, le 7e anniversaire de la Révolution du 30 Juin. Il y a 7 ans, des mil­lions d’Egyptiens sillonnaient les rues pour réclamer le départ du régime des Frères musulmans. En 7 ans, l’Egypte a beaucoup changé. Le spectre de l’Etat islamiste autocratique a été définitivement écarté au profit d’un Etat civil doté d’une Constitution moderne. Un Etat au sein duquel la citoyen­neté est le mot d’ordre, et où l’égalité des droits est assurée loin de toute discrimination basée sur la race, le sexe ou la religion. Rappelons d’ailleurs que le statut de la femme s’est nettement amélioré en Egypte au cours des dernières années. Les femmes égyptiennes béné­ficient aujourd’hui d’un quota (25%) au parlement et détien­nent 8 portefeuilles ministé­riels. Un record.

Deux défis principaux se posaient à la Révolution en 2013, à savoir l’instabilité et l’économie. Actifs dans le Sinaï, les groupes terroristes s’étaient mobilisés dans une tentative de faire avorter la révolution. Durant les années 2013-2017 on a ainsi vu de multiples attentats tant au Sinaï que dans le Delta qui ont mis en péril la vie des citoyens et fait de nombreux morts dans les rangs de l’armée et de la police. On se souviendra notamment de l’attentat contre l’église Saint-Pierre et Saint-Paul en novembre 2016, et de celui tout aussi sanglant contre la mosquée d’Al-Rawda à Bir Al-Abd près d’Al-Ariche, qui a fait 305 morts. Mais l’en­gagement de l’armée dans le Sinaï en février 2018 a mis fin à toute illusion. Dès 2018, l’Egypte sortait de la liste des 10 premiers pays au monde touchés par le fléau terroriste. Elle occupait en 2017 le 9e rang.

Sur le plan économique, des efforts considérables ont été faits pour redresser une éco­nomie en détresse. Un plan de réforme ambitieux est lancé en novembre 2016 avec les institutions monétaires inter­nationales. Très vite, la situa­tion se redresse. Le déficit budgétaire qui tournait autour de 13,5% du BIP en 2013 est jugulé et se situe aujourd’hui à 8,5%. L’inflation qui avait atteint des records de presque 30 % a été maîtrisée. La crois­sance a été relancée atteignant 5,4 % en 2019, alors qu’elle n’était que de 2% en 2013. Les investissements étrangers directs atteignent aujourd’hui 8,5 milliards de dollars contre 4 milliards seulement en 2014. Parallèlement, un effort consi­dérable a été fait au niveau des infrastructures, notamment les infrastructures routières, avec la construction de nombreux axes routiers. Un fait qui entre directement au service de l’in­vestissement. Une chose est sûre, l’Egypte se porte mieux aujourd’hui, beaucoup mieux .

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