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La révolution syrienne continue

Lundi, 18 février 2013

La révolution du peuple syrien contre ses despotes et ses bourreaux a surpris le monde arabe et même beaucoup de Syriens. Le régime syrien a joué un rôle obscur dans l’histoire des Arabes depuis sa position criminelle envers son peuple et envers l’une de ses plus importantes factions, qui est la confrérie, et ce, durant le massacre de Hammat en 1981. Ce massacre avait visé des milliers de citoyens qui s’étaient opposés aux politiques du régime et avaient dévoilé la nature de son rôle dans la région. Effectivement, le régime syrien levait le slogan du nationalisme et de la résistance face à l’ennemi sioniste, alors que c’est ce régime qui lui a remis les territoires du Golan sans aucun combat. Le régime syrien n’a pas tiré une seule balle lors des 30 dernières années en direction de l’ennemi qui occupe ses territoires. C’est le régime syrien qui a soutenu les chiites du Liban pour leur permettre de dominer le sud du pays au détriment d’autres citoyens qui habitaient cette région.

Et c’est également ce régime qui a contribué aux troubles politiques et aux assassinats politiques commis au Liban jusqu’à ce que le peuple syrien découvre la vérité de ce régime en 2011, en plein Printemps arabe. C’est alors que le peuple s’est révolté contre ce régime et contre son principal appui, l’Iran, qui a considéré l’attaque contre le régime d’Assad comme une attaque contre lui-même. Depuis le début de la révolution, des massacres atroces sont commis contre le peuple courageux, des exécutions collectives sont commises contre les jeunes Syriens et les raids sur les villes syriennes ne cessent pas, et cependant on entend ici en Egypte des voix qui défendent encore le régime alaouite, sous prétexte que le conflit en cours se situe entre un régime qui résiste et des milices soutenues par l’Occident.

Et ces voix défendent avec acharnement le régime iranien qui soutient politiquement et militairement les assassins. Est-il possible que la conscience nationale de celui qui s’est révolté parce qu’une femme a été déshabillée, ou un homme a été humilié, ne puisse pas en même temps être touchée par les scènes de massacre du peuple syrien commis à l’aide d’armes et des shabiha du dirigeant Bachar Al-Assad ? Qui peut avoir l’audace de défendre un régime aussi féroce, ainsi que son parrain iranien officiel, dans l’égorgement d’enfants, de femmes et de personnes âgées ? Il est vraiment étrange que ce sont les directions du Front du salut opposant qui évitent de faire allusion à la condamnation du régime d’Assad, et qui vont même jusqu’à le défendre. Les membres du Parti nassérien avaient attaqué le discours du président Mohamad Morsi prononcé à Téhéran et dans lequel il s’était rangé de côté du peuple syrien chez le parrain du régime despote.

Mais parce que chaque tendance ne constitue plus un seul bloc, les Nassériens de Syrie ont tenu aux principes du nationalisme et de l’honneur. Ils se sont alors opposés au régime d’Assad en annonçant dans le communiqué final de leur conférence qu’ils ont tenue au Caire, en avril dernier, le même communiqué final de la conférence fondatrice du Courant populaire libre.

Après 13 mois de révolution en Syrie, le sang continue à couler, le régime n’hésite pas à recourir à des méthodes atroces de terrorisme contre le peuple, la communauté internationale affiche une passivité choquante face aux crimes contre l’humanité, dans l’espoir d’avorter la révolution pour sauvegarder les intérêts israéliens que le régime syrien sert avec dévouement. Tout ceci a poussé les forces nationales et arabes de Syrie, et qui depuis le premier jour se sont alignées du côté de la révolution, à s’unir pour former le Courant populaire libre qui exprime l’appartenance politique et sociale de ces forces et assure leur engagement complet à la révolution contre le régime favorable au despotisme, à la discrimination confessionnelle et aux projets étrangers. Il ne faut pas également oublier de citer le groupe « Nationalistes et Nassériens contre le complot » qui refuse la violence en Egypte. C’est l’occasion de saluer chaque personne qui respecte son honneur quand la patrie a besoin d’une position nationale claire .

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