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Les lance-flammes

Lundi, 17 décembre 2012

La rue égyptienne a vécu ces derniers jours de vifs différends et conflits qui ont atteintle stade des affrontements sanglants. Au milieu de tout cela est survenue la surprise de la hausse des prix d’une cinquantaine de produits pour enflammer davantage la colère populaire. Un fait qui a poussé le président Morsi à annuler immédiatement cette hausse.

La déclaration constitutionnelle a mené à des heurts directs entre les forces politiques, cela s’est accru jusqu’à atteindre la bataille du palais d’Ittihadiya, lors du mercredi noir. Les batailles sur la rédaction de la Constitution et le référendum autour de celle-ci ont atteint l’ébullition entre l’Etat et le Front du salut, dirigé par ElBaradei. C’est ainsi que nous avons assisté à l’incendie des sièges du parti des Frères musulmans et l’agression contre de nombreux symboles de la vie politique avec en tête la figure de proue de Frères musulmans, Sobhi Saleh, l’ambassadeur Yéhia Negm et l’activiste libéral Mohamad Abou-Hamed, parmi des dizaines et des centaines d’autres blessés. Entre la modification de la déclaration constitutionnelle, l’insistance sur l’organisation du référendum et l’énorme hausse des prix décidée par le gouvernement puis refusée par le président Morsi comme l’ont déclaré les journaux, la situation semble effrayante. En effet, il est clair que le gouvernement prend des décisions sans les étudier et qu’il n’existe pas d’organisme chargé d’étudier la réaction de la rue égyptienne, suite à ces mesures hasardeuses adoptées dans cette période difficile que nous traversons. Je ne trouve aucun prétexte à la déclaration de la hausse des prix. La liste est longue : elle commence par les cigarettes pour se terminer par le fer en passant par la majorité des articles de consommation. Est-il sensé que tout cela ait lieu en ces temps troublés ? Est-il sensé que nous lançons toutes ces bombes dans la rue en cette période critique ? La rue égyptienne vit actuellement sa pire division. Les forces politiques se détruisent, le bouillonnement est partout. Le gouvernement est en état de confusion et de paralysie. J’ignore quel est l’objectif de ces taxes sauf s’il s’agit de ruiner les citoyens eux-mêmes. Est-il sage de nous retrouver avec toutes ces crises en même temps ? Qui a la solution pour remettre le pays sur les bons rails ?

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