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Environnement en bref

Lundi, 11 novembre 2013

Crise énergétique

La ministre de l’Environnement, Laïla Iskandar, a tenu une réunion avec l’Union des industries et le comité de l’énergie dépendant de l’Agence égyptienne pour les affaires de l’environnement pour discuter de la crise énergétique en Egypte et des alternatives disponibles pour les différentes activités industrielles, y compris les cimenteries.

Le charbon et le coke pétrolier figurent parmi les alternatives possibles mais à condition de réduire au minimum leur impact négatif sur l’environnement. Iskandar a insisté sur le fait de diversifier les sources d’énergie tout en se concentrant sur l’énergie renouvelable, surtout que le monde s’oriente vers un développement économique vert se basant sur une réduction des émissions des gaz à effet de serre. La ministre de l’Environnement a aussi souligné l’importance de prendre toutes les mesures possibles et d’avoir recours à toutes les alternatives avant de décider d’utiliser le charbon comme combustible dans les industries.

Pollution de l’air

Afin de diminuer la pollution de l’air, la direction de l’inspection environnementale dépendante de l’Agence Egyptienne pour les Affaires de l’Environnement (AEAE) a lancé des campagnes d’inspection aux mois de septembre et d’octobre 2013 dans les gouvernorats du Caire, de Giza, Qalioubiya, Charqiya, Gharbiya et Daqahliya. Durant ces campagnes, 2 314 industries ont été inspectées : 815 industries étaient conformes aux normes environnementales, 1 096 ne fonctionnaient pas et 403 commettaient des infractions dont des cimenteries et des usines d’acier. Les inspecteurs ont enregistré 2 976 cas d’incinération en plein air de déchets agricoles. En outre, 9 450 m3 de déchets solides ont été dégagés des gouvernorats du Grand Caire. Les campagnes ont contrôlé les pots d’échappement de 2 879 véhicules dont 2 358 étaient conformes aux normes imposées par la loi.

Biodiversité

Le programme européen Life a lancé en 2011 le projet Sublimo en association avec les Universités de Perpignan et de Corte, ainsi que le CNRS. Prévu pour durer jusqu’en avril 2015, il est mené dans sept sites méditerranéens choisis. Parmi eux on trouve une zone proche de la frontière espagnole, Port-Cros dans le Var, la Corse ou encore le Barcarès, dans les Pyrénées-Orientales, où se trouve le Centre de Recherches sur les Ecosystèmes Marins (CREM). D’un coût de 1,9 million d’euros, le projet consiste à améliorer les connaissances des spécialistes sur les post-larves (des larves fraîchement écloses en mer) et à les sauver avant qu’elles ne décèdent, victimes de la pollution et du bétonnage des côtes où elles sont normalement censées se développer. En effet, des chercheurs ont constaté que les post-larves pouvaient parfois être 99 % à mourir, entraînant ainsi « une perte de biodiversité ».

Santé

La pollution atmosphérique vient d’être classée cancérigène pour l’homme par le Centre International de Recherche contre le Cancer (CIRC), l’agence spécialisée de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS). La nouvelle suscite un sentiment de triste évidence — plusieurs composants d’un air pollué, comme les gaz d’échappement des moteurs diesel, ont en effet déjà été classés cancérigènes — mais aussi de la colère et de l’angoisse car nous devons tous respirer pour vivre. « Notre tâche était d’évaluer l’air que tout le monde respire plutôt que des polluants atmosphériques spécifiques », a confirmé l’épidémiologiste Dana Loomis, qui a piloté l’évaluation du CIRC et qui a participé, récemment, aux assises nationales de la qualité de l’air à Paris.

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