Dimanche, 25 février 2024
Al-Ahram Hebdo > Tourisme >

Sauvegarder l’artisanat

Samar Zaree, Lundi, 27 octobre 2014

Préserver les métiers artisanaux égyptiens en faisant naître de nouvelles vocations est l'objectif du Festival des métiers Egyptiens, tenu la semaine dernière à Alexandrie et organisé par le Centre des activités francophones.

Métiers artisanaux égyptiens

Le centre des activités francophones (CAF) de la Bibliothèque d’Alexandrie, en coopération avec le département de langue et de littérature française de l’Université d’Alexandrie, organisait la semaine dernière le « Festival des Métiers Egyptiens ».

Le festival est une concrétisation du livre « Voilà ce que j’ai vu », qui expose 23 métiers traditionnels égyptiens, dont plu­sieurs sont sur le point de disparaître.

« C’est la plus grande manifestation cultu­relle organisée par le CAF. La parution de la traduction française du livre arabe Ana Choft Al-Hagat Di écrit par le caricaturiste Saad Al-Sadawy, était notre point de départ, explique Marwa Al-Sahn, directrice du CAF. Nous avons décidé de rassembler les 23 métiers mentionnés dans un festival ».

Le but affiché est clairement de faire naître de nouvelles vocations pour faire perdurer un héritage centenaire, voire millénaire : performances du mizmar, de tannoura et de danses folkloriques, ateliers de produits en osier, de broderie et de bracelets en cuivre ou en peau... étaient destinés à faire découvrir ces métiers aux étudiants.

« Nous avons gardé les textes de Saad Al-Sadawy et leur avons ajouté des photos sur ces métiers, explique Névine Khaled, l'une des deux traductrices de l’ouvrage et professeur de littérature française à l’Uni­versité d’Alexandrie. Ce projet a suscité mon enthousiasme: il m’a fait revivre des scènes inoubliables de mon enfance, comme l’appel du vendeur de bikia, de pois chiches, de sémites, et fait revenir l’odeur de la patate douce, du maïs grillé et du jus de réglisse ».

« Il faut préserver ce patrimoine immaté­riel contre la mondialisation et les transfor­mations sociales qui, selon l’Unesco notam­ment, font peser de graves menaces de dégradation et de disparition du patrimoine culturel immatériel », assure Lana Habib, maître de conférence à la faculté des lettres de l’Université d’Alexandrie et traductrice du livre.

L’événement était organisé en coopération avec Alex Med et le Centre des Arts, et sous le patronage du ministère du Tourisme, de Fair Trade Egypt (FTE), de la Chambre de Commerce Française en Egypte (CCFE), d’Al-Ahram Hebdo, d’ICOM et de la chaine de restauration le Passage.

Lien court:

 

En Kiosque
Abonnez-vous
Journal papier / édition numérique