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Le FMI examine la réduction des surcharges à l’Egypte et aux principaux emprunteurs

Ahraminfo , Mardi, 09 juillet 2024

En avril dernier, le FMI a indiqué que le conseil exécutif commencerait à examiner la question des frais supplémentaires cet été, et « pourrait proposer des options pour des changements potentiels », tout en tenant compte des implications pour les emprunteurs et de la gestion des risques du FMI.

FMI
Siège du Fonds monétaire international à Washington D.C. Photo : AFP

Le conseil d'administration du Fonds monétaire international (FMI), composé de 24 membres représentant 190 pays et un administrateur, évaluera mardi 9 juillet les options pour accorder aux pays un sursis sur les  les surcharges, selon des sources qui ont voulu garder l’anonymat au site économique Al-sharq. 

Les surcharges ou les surtaxes du FMI, un mécanisme créé en 1997, sont des frais appliqués aux pays qui empruntent au-delà de leur allocation ou qui tardent à rembourser leurs prêts dans le cadre des programmes du FMI.

En avril dernier, le FMI a indiqué que le conseil exécutif commencerait à examiner la question des frais supplémentaires cet été, et « pourrait proposer des options pour des changements potentiels », tout en tenant compte des implications pour les emprunteurs et de la gestion des risques par le FMI.

L'approbation des changements de politique nécessite 70% des voix du conseil d'administration.

La réunion abordera les considérations préliminaires pour la révision des frais, selon une personne, bien qu'aucune décision finale ne soit attendue cette semaine.

Le Fonds monétaire international (FMI), basé à Washington, a imposé ces frais pendant des années afin de réduire la dépendance excessive des gros emprunteurs vis-à-vis de l'institution en période de crise.

Alors que les coffres du FMI se sont remplis grâce à ces frais, cela a ajouté des milliards de dollars de coûts supplémentaires à des pays déjà en difficulté, selon les données collectées par le Center for Economic and Policy Research.

Avec la hausse des taux d'intérêt mondiaux, en particulier de la part de la Réserve fédérale américaine et de la Banque centrale européenne, le taux global de certains prêts accordés par le FMI atteint actuellement plus de 8 %. C'est le double du taux pratiqué avant la pandémie de COVID-19.

La charge du service de cette dette est principalement supportée par un petit nombre de pays, dont l'Argentine, l'Egypte et l'Ukraine, où elle a dépassé les 6 milliards de dollars.

Le Fonds monétaire international considère que les frais sont une partie nécessaire de son modèle financier, car ils visent à décourager l’emprunt ou à prendre trop de temps à payer.

Les emprunteurs et ceux qui les soutiennent ont dit que les frais supplémentaires drainent leurs ressources financières, qui devraient être consacrées à répondre aux besoins fondamentaux tels que la nourriture et les soins de santé, et les considèrent comme de plus en plus punitifs, en particulier avec une inflation et des taux d’intérêt élevés. Les Etats-Unis, le principal contributeur du Fonds monétaire, ont indiqué leur volonté de reconsidérer cette politique des frais.

Cette réunion intervient deux semaines avant que le Brésil n’accueille la réunion des ministres des Finances et des banquiers centraux du G20 à Rio de Janeiro.

L’Egypte et le FMI

L’Egypte a rejoint le FMI en décembre 1945 et sa part dans le Fonds est d’environ 1,5 milliard de dollars, selon leur site officiel.

En mai 1962, l’Egypte a signé le premier accord de stabilisation économique du Fonds pour le premier prêt, mais les négociations ont été gelées pendant un certain temps, jusqu’à ce que le gouvernement égyptien revienne faire une nouvelle demande dans la seconde moitié des années 1970.

Le FMI et l’Egypte ont décidé d’augmenter le total du prêt de 3 à 8 milliards dans le cadre de son programme de facilité élargie (EFF).

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